Mur à la frontière américaine: «Non, le Mexique ne paiera pas», selon Peña Nieto

Les hostilités ont commencé entre le Mexique et les Etats-Unis. Cinq jours seulement après sa prise de fonction, Donald Trump a signé, mercredi 25 janvier, un décret pour lancer la construction du mur à la frontière avec le Mexique. Le nouveau président des Etats-Unis vient donc de donner une nouvelle impulsion à cette très polémique et emblématique promesse de campagne, ce qui n'a pas manqué de faire réagir les autorités mexicaines.



Mur à la frontière américaine: «Non, le Mexique ne paiera pas», selon Peña Nieto
L’annonce de ce décret a suscité l’indignation au Mexique. Le président Peña Nieto a réagi, hier, en déclarant « que le Mexique, lui, ne croit pas aux murs qui divisent et séparent », tout en ajoutant ce qu’il répète depuis maintenant des mois : « non, le Mexique ne paiera pas le mur ». Le président de la République a laissé planer le doute sur sa visite prévue à Washington le 31 janvier prochain. « C’est mon devoir de président d’affronter les problèmes », a-t-il dit, « mais je vais devoir prendre des décisions sur la voie à suivre ».

Tout le Mexique demande à son président de tenir tête à Donald Trump, car jusqu’à maintenant le président américain a tout simplement réussi à unir les Mexicains face à un nouvel ennemi. Pour la première fois depuis très longtemps, tous les partis politiques ont décidé de soutenir le président de la République dans les négociations qui doivent débuter la semaine prochaine avec les Etats-Unis pour tenter de sauver l’ALENA, l’accord de libre-échange.

La classe politique a demandé au président d’annuler son déplacement à Washington, pour éviter de se faire à nouveau humilier. De nombreux intellectuels de tous bords demandent à Peña Nieto de défendre avec honneur le Mexique. Les députés souhaitent que le gouvernement exige une prise de position de l’ONU au sujet du mur. L’indignation du Mexique est à la hauteur de l’humiliation subie et il n'est pas sûr que les hostilités entre les deux pays se calment d’ici le 31 janvier, date des négociations prévues entre les deux présidents.

rfi.fr

Jeudi 26 Janvier 2017 - 10:09



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