N’ayant toujours pas reçu leur émolument du mois de septembre: les enseignants de l'ADEPT grincent des dents



«Nos camarades enseignants en service dans l’académie de Sédhiou et dont les salaires sont domiciliés à la CBAO n’ont toujours pas perçus leur émolument du mois de septembre. Plutôt dans la semaine, le vendredi 07 octobre, quand j’ai été contacté par nos responsables sur place qui m’ont donné l’information, j’ai tenté de joindre la DAGE du ministère de l’éducation  nationale pour être édifié sur la question. Pour seule réponse, on m’a renvoyé aux autorités académiques de Sédhiou», informe le Secrétaire général national de l’Alliance pour la Défense de l’Ecole Publique et des travailleurs (ADEPT).

Cheikh G. DIOP de préciser dans un communiqué parvenu à Pressafrik.com, «à Sédhiou on fit savoir à nos camarades que les états ont été faits à bonne date et envoyés au trésor sans plus d’informations. S’étant rapprochés des services de la CBAO de Ziguinchor, on leur a fourni l’explication comme quoi la banque, habituellement, préfinance en payant les enseignants  avant que le trésor ne régularise. Seulement, les salaires du mois d’aout n’ont toujours pas été soldés par le trésor ce qui explique leur refus de payer ceux du mois de septembre».

L’ADEPT regrette et dénonce «la légèreté avec laquelle (ses) émoluments sont traités». Pis, dans la même lancée, souligne le SGN : «Nous avons appris qu’au niveau de Bambey, les salaires des contractuels ont été payés le 06 du mois, à Dakar, certains (contractuels) sont restés jusqu’au 07 avant de percevoir. Ailleurs la situation n’est guère reluisante».
 
«Dans la période du 26 au 30 Septembre 2016, le ministère de l’éducation nationale et le haut conseil du dialogue social, nous conviaient à des concertations à Saly dans le but de rétablir de la confiance entre le gouvernement et les partenaires sociaux. Initiative louable que nous saluons et encourageons. Seulement la douloureuse question des retards de salaires, qui dure depuis des années, appelle des questionnements. Hier dans un quartier de Dakar, un de nos camarades en service dans l’IEF de Bounkiling qui attend toujours son salaire pour rejoindre son poste me demandait si on peut vraiment parler de « Ubbi tey jang tey », lit-on dans le document.

ADEPT réitère «son appel à l’unité du mouvement syndical enseignant pour que nous puissions jouer pleinement le rôle qui doit être le nôtre». 


Lundi 10 Octobre 2016 - 10:04



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