Naples remporte une finale de Coupe d'Italie marquée par des blessés par balle

Naples a remporté samedi 3 mai à Rome, contre la Fiorentina (3-1), une finale de Coupe d'Italie très tendue, après la grave blessure par balle d'un tifosi napolitain en marge du match.



Naples remporte une finale de Coupe d'Italie marquée par des blessés par balle
Le match a commencé avec trois quarts d'heure de retard, le temps de pacifier  la situation dans la tribune des supporters du Napoli en colère. La nouvelle que trois tifosi du Napoli avaient été blessés par balles, dont un grièvement, s'est vite propagée, et a enflammé le virage Nord où étaient massés les Napolitains : fumigènes, bombes agricoles et grève des banderoles.

La préfecture de Rome a communiqué en assurant que « l'agression ne semblait pas liée à des affrontements entre tifosi ».
 

Le match a tenu toutes ses promesses

La finale a tenu ses promesses entre deux équipes réputées pour leur beau jeu. Le capitaine Marek Hamsik, parti parlementer  avec les « capi » (chefs) ultras de se son club pour les calmer, sait aussi jouer  au football  : au bout de sa chevauchée pour remporter la balle il a servi Lorenzo Insigne dont l'intérieur du droit enroulé a trouvé le poteau avant de rentrer : un but magnifique (11e). Le Slovaque s'est racheté sur ces deux gestes d'une saison en-deçà de sa valeur.
Insigne, l'enfant du pays, a signé le doublé sur une nouvelle contre-attaque, cette fois portée par Gonzalo Higuain (16e).
Mais la Fiorentina de Vincenzo Montella ne s'est pas démontée et a réduit le score par Juan Manuel Vargas, servi par une délicieuse aile de pigeon de Josip Ilicic (27e).

La « Viola », qui s'est présentée sans attaquant de métier, n'a fait entré Giuseppe Rossi que pour les vingt dernières minutes, après quatre mois loin des terrains à cause d'une nouvelle blessure au genou.

Goran Pandev, entré à la place d'Higuain, a manqué une balle de match en perdant un face-à-face avec Neto (74e). L'exclusion  de Gökhan Inler (second avertissement, 78e) a encore accentué la pression sur le Napoli, mais Ilicic, si brillant une heure plus tôt, a dévoré la balle de prolongation sur un service de Matias Fernandez (84e). Le Belge Mertens a puni cette erreur dans les dernières secondes (90e+3).
 

Ce dernier acte a finalement récompensé la force montante du football italien, le Napoli du producteur de cinéma  Aurelio De Laurentiis, homme d'affaires avisé, capable d'attirer  des acteurs majeurs tels que Rafael Benitez sur le banc, et Higuain à la pointe de l'attaque. Trois fois en ligue des champions  ces quatre dernières saisons, Naples a remporté sa deuxième Coppa Italia après celle de 2012, avec Edinson Cavani, désormais au PSG.

La Fiorentina n'a pas réussi à remporter  le premier trophée de l'ère des frères Della Valle, les propriétaires, mais a réussi une belle saison (4e en Serie A) avec pourtant ses deux attaquants, Rossi et Mario Gomez, plus souvent blessés que sur le terrain.

Au coup de sifflet final, des tifosi napolitains ont envahi la pelouse, contraignant leurs propres joueurs à filer  au vestiaire. Ils sont allés provoquer  les Florentins et ont arraché le filet, avant de regagner  les tribunes aux appels du speaker. Une finale mouvementée.

Lemonde.fr
 



Dimanche 4 Mai 2014 - 01:00



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