Navas, Rodriguez, Herrera, Valencia… : ces Mondialistes qui nous ont donné envie d'en voir plus

Pour eux, d'une manière ou d'une autre, le Mondial n'a pas duré assez longtemps. Certains ont été sortis trop rapidement de l'épreuve. D'autres n'ont pas bénéficié du temps de jeu que la qualité de leurs performances appelait. Mais tous ont suffisamment brillé pour nous donner des regrets de ne pas les avoir vus davantage. Et l'envie de les revoir le plus rapidement possible en club.



Gardien : Keylor Navas (Costa Rica)

C'était vraiment sa saison. Après avoir brillé en Liga avec Levante, Keylor Navas, 27 ans, a été le grand artisan de l'incroyable parcours du Costa Rica, sorti premier d'une poule où figuraient trois anciens champions du monde (Uruguay, Italie, Angleterre), tombeur de la Grèce en 8e de finale et battu seulement aux tirs au but par les Pays-Bas en quart. Ses performances ont capté l'attention des plus grands clubs, et Levante ne retiendra pas un joueur dont la clause libératoire est estimée à 10 millions d'euros. Le Bayern semble tenir la corde. D'autres clubs sont à l'affût.

Arrière droit : Serge Aurier (Côte d'Ivoire)

Serge Aurier a tout du latéral parfait, rapide, solide dans les duels et omniprésent en attaque, comme il l'avait montré à Toulouse la saison passée avec six buts et six passes décisives en Ligue 1. Il a confirmé lors de cette Coupe du monde, avec deux passes décisives face au Japon (2-1) et un tournoi abouti. Mais rapidement écourté avec l'élimination de la Côte d'Ivoire dès la phase de poules. Les clubs se l'arrachent, à commencer par le PSG qui fait le forcing pour s'attacher ses services. Monaco est en embuscade, comme plusieurs clubs anglais qui ont noté l'intérêt du joueur de 21 ans pour la Premier League. Il aura le choix.
Serge Aurier, Coupe du monde 2014
Serge Aurier, Coupe du monde 2014 - Panoramic

Défenseur central : Raphaël Varane (France)

A 21 ans, Varane est déjà reconnu au niveau international grâce à l'exposition dont il bénéficie au Real Madrid. Mais l'ancien Lensois sortait d'une saison délicate, largement tronquée par les blessures, et son état de forme au moment de débuter la Coupe du monde restait assez flou. Il a admirablement levé les doutes éventuels en assumant son statut de patron de la défense tricolore. Varane a confirmé son potentiel au plus haut niveau dans son premier grand tournoi avec les Bleus, même s'il a perdu un duel décisif face à l'Allemand Mats Hummels en quart de finale (1-0). Il lui reste désormais à retrouver une place de titulaire qu'il avait à la fin de la saison 2012/2013 au Real.

Défenseur central : Kenneth Omeruo (Nigeria)

Le Nigeria a fait preuve d'une belle solidité défensive dans cette Coupe du monde, et Kenneth Omeruo n'y est pas pour rien. Même s'il n'a que 20 ans, le défenseur de Chelsea affiché une belle maturité au Brésil, quittant le tournoi sur une prestation aboutie malgré la défaite face à la France. Cela ne devrait cependant pas suffire pour convaincre José Mourinho de le conserver chez les Blues. Omeruo sera vraisemblablement prêté, comme durant la deuxième moitié de la saison passée, à Middlesbrough. Où on se frotte déjà les mains de son retour.

Arrière gauche : Ricardo Rodriguez (Suisse)

Le défenseur de la Nati s'est déjà taillé une solide réputation en Allemagne. Il a confirmé lors de cette Coupe du monde avec un apport offensif considérable, symbolisé par ses deux passes décisives face à l'Equateur (2-1), mais aussi une solidité défensive indéniable à l'image de sa performance contre l'Argentine en huitième de finale (0-1 a.p.). De quoi relancer les rumeurs de transfert au sujet de l'un des meilleurs tacleurs du Mondial (5 tacles réussis par match). Manchester United et l'Inter sont sur les rangs pour ce latéral de 22 ans.
Ricardo Rodriguez, le latéral gauche de la Suisse, lors du match de Coupe du monde face à l'Equateur.
Ricardo Rodriguez, le latéral gauche de la Suisse, lors du match de Coupe du monde face à l'Equateur. - Panoramic
 

Milieu défensif : Ogenyi Onazi (Nigeria)


Sa sortie sur blessure après une grosse semelle de Blaise Matuidi a été préjudiciable au Nigeria face à la France en 8e de finale (0-2). Les Super Eagles tenaient la dragée haute eu milieu tricolore jusque-là et Ogenyi Onazi, 21 ans, n'y était pas pour rien. Très actif, bon passeur, le Nigérian a confirmé au Mondial sa montée en puissance avec la Lazio, où il a disputé 29 matches des Serie A la saison passée. En attendant mieux cette année ?
Onazi Matuidi France Nigeria 2014 AFP
Onazi Matuidi France Nigeria 2014 AFP - AFP
 

Milieu défensif : Hector Herrera (Mexique)


Il ne sortait pas d'une saison exceptionnelle à Porto, mais Hector Herrera a montré tout son talent au Brésil. Le milieu mexicain a été l'un des éléments les plus créatifs d'une formation sortie sur le fil par les Pays-Bas en huitième de finale. Il a enchaîné les kilomètres, réalisé des passes inspirées et affiché une belle qualité de frappe dans un rôle de relayeur qui lui convient à merveille. De quoi attirer l'œil de Naples, Liverpool ou Séville, même si le joueur de 24 ans veut continuer au FCP.
Hector Herrera (Mexique)
Hector Herrera (Mexique) - AFP Ailier droit : Juan Guillermo Cuadrado (Colombie)
 
Si la Fiorentina espérait qu'il soit discret au Brésil pour refroidir les clubs désireux de l'acquérir, c'est manqué. Après une saison très aboutie avec la Viola (11 buts et 5 passes en Serie A), l'ailier colombien a confirmé lors d'un Mondial dont il restera le meilleur passeur avec 4 passes décisives et sera très difficile à conserver pour le club toscan. Le Barça semblait tenir la corde, mais Arsenal, le Bayern et la Roma seraient aussi intéressés par le dribbleur de 26 ans.

Milieu offensif : Xherdan Shaqiri (Suisse)

Ottmar Hitzfeld lui a donné les pleins pouvoirs en le plaçant en soutien de l'attaquant de pointe dans son 4-2-3-1. Shaqiri a répondu en devenant l'homme décisif de la Nati, celui par qui le danger arrive, celui qui fait la différence. Il a inscrit l'un des plus beaux but du Mondial lors de son triplé face au Honduras (3-0) et n'a pas été loin d'éclipser Lionel Messi lors du huitième de finale perdu face à l'Argentine (1-0 a.p.). A 22 ans, il ne supportera plus longtemps d'être confiné au banc avec le Bayern. Surtout si la Roma continue de lui faire les yeux doux.
Xherdan Shaqiri, le milieu offensif de la Suisse, a inscrit un triplé face au Honduras - Coupe du monde 2014
Xherdan Shaqiri, le milieu offensif de la Suisse, a inscrit un triplé face au Honduras - Coupe du monde 2014 - AFP

Ailier gauche : André Schürrle (Allemagne)

Une entrée tonitruante en demi-finale face au Brésil avec un doublé (7-1), une autre en finale pour donner le but de la victoire à Mario Götze contre l'Argentine (1-0). André Schürrle, 23 ans, a fait mieux qu'assumer son rôle de joker de l'Allemagne lors de cette Coupe du monde. Il pouvait revendiquer un rôle encore plus important dans l'équipe allemande. Comme à Chelsea, où il a inscrit huit buts la saison passée en seulement quinze titularisations en Premier League. Au Brésil, il a prouvé qu'il méritait un temps de jeu supérieur, en club comme en sélection.

Avant-centre : Enner Valencia (Equateur)

On attendait plutôt Antonio, mais c'est l'autre Valencia qui a brillé au Brésil. Enner a porté l'Equateur, inscrivant les trois buts de sa sélection lors de cette Coupe du monde avec une réalisation lors de la défaite concédée sur le fil face à la Suisse (2-1), et un doublé contre le Honduras (2-1). Rapide, bon dribbleur, efficace devant le but, l'attaquant de 25 ans a logiquement attiré l'œil des recruteurs. Il devrait ainsi quitter Pachuca pour West Ham cet été.
Le onze des Mondialistes qu'on veut revoir

eurosport.fr

Mardi 15 Juillet 2014 - 15:31



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