Nicolas Sarkozy prend La Défense de son fils



Saluant la naissance des lycées en 1802, Nicolas Sarkozy a lancé : "Ce qui compte en France pour réussir, ce n'est plus d'être bien né" © Vladimir Sichov/ABACAPRESS.COM
Saluant la naissance des lycées en 1802, Nicolas Sarkozy a lancé : "Ce qui compte en France pour réussir, ce n'est plus d'être bien né" © Vladimir Sichov/ABACAPRESS.COM
Il ne manquait qu'une réaction à la probable arrivée de Jean Sarkozy, 23 ans, à la tête de l'Epad : celle de Nicolas Sarkozy. Alors que la polémique ne cesse d'enfler, l'opposition en France hurlant au népotisme et la presse internationale ironisant à tout crin, le chef de l'État est finalement venu à la rescousse de son fils. "Tout ce qui donne en pâture une personne, sans fondement, de façon excessive, ce n'est jamais bien", s'est-il insurgé, en marge de son discours sur la réforme du lycée , discours au cours duquel il avait fait passer un premier message. Saluant la création des lycées en 1802, signifiant "la fin des privilèges de la naissance", Nicolas Sarkozy n'avait pas hésité à lancer : "Cela voulait dire : désormais, ce qui compte en France pour réussir, ce n'est plus d'être bien né, c'est d'avoir travaillé dur et d'avoir fait la preuve par ses études de sa valeur."

Plus tôt dans la matinée, sur RTL , François Fillon s'est escrimé à faire la démonstration que Jean Sarkozy a justement fait ses preuves, non par ses études, en l'occurrence, mais par les urnes : "Jean Sarkozy a été élu, d'abord par les électeurs des Hauts-de-Seine, et ensuite par ses pairs, pour devenir le chef de la majorité du conseil général des Hauts-de-Seine. Et maintenant, il est désigné (par cette collectivité) pour prendre la présidence de l'Epad", a rappelé le Premier ministre, concluant : "Il n'y a pas lieu d'en faire une polémique ( voir le décret de création de l'Epad qui stipule les modalités d'accession à la présidence de l'établissement public )."

La défense de Jean Sarkozy


Jean Sarkozy a lui-même fait valoir sa légitimité à exercer cette fonction. "On a voulu faire croire à une nomination (à la tête de l'Epad, ndlr). C'est un mensonge, alors qu'il s'agit, au contraire, d'une élection. Je n'ai jamais été nommé, toujours élu", a-t-il expliqué au Parisien/ Aujourd'hui en France . Le fait de s'appeler Sarkozy "rend les choses plus difficiles, comme le prouvent les violentes attaques personnelles dont j'ai fait l'objet depuis le début", a-t-il précisé, justifiant sa rapide ascension par sa "passion" de la politique.

Pendant ce temps, dans l'opposition, la fronde s'organise. Une pétition lancée sur Internet par Christophe Grébert (conseiller municipal MoDem de Puteaux) au nom des "habitants de La Défense inquiets" a recueilli, mardi, à la mi-journée, plus de 43.000 signatures : "Présider un tel établissement demande compétence et expérience, mentionne le texte de la pétition. Jean Sarkozy, nous vous invitons à terminer vos études de droit et à faire quelques stages en entreprise... avant, peut-être un jour, qui sait, de repostuler à ce poste autrefois occupé par votre père."
Source: Le Point

Le Point

Mardi 13 Octobre 2009 - 15:19



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