Niger : des prévenus libérés dans l’affaire de trafics de bébés

Seize personnes écrouées au Niger pour un présumé trafic international de bébés ont été remises en liberté provisoire. Mais le parquet a indiqué que l'épouse de l'ex-président du Parlement Hama Amadou, en fuite en France, est exclue de cette mesure.



"Seize personnes inculpées dans le dossier de +supposition d'enfants+ ont été mises en liberté provisoire," a déclaré Ibrahim Boubacar Zakaria, procureur général près la Cour d'appel de Niamey, lors d'un point de presse. Selon lui, ces prévenus avaient tous fait appel en septembre et octobre contre des ordonnances de rejet de leur mise en liberté provisoire, contrairement à l'épouse de Hama Amadou, le principal opposant au président nigérien Mahamadou Issoufou.

"Cette affaire ne la concerne pas. Ceux qui n'ont pas formulé de demande de remise en liberté ou qui n'ont pas fait appel, ne sont pas concernés", a t-il commenté.

Dix-huit personnes demeuraient jusqu'alors en détention dans ce dossier. Dix-sept d'entre elles, dont douze femmes, parmi lesquelles l'une des épouses de M. Amadou, avaient été inculpées fin juin et écrouées, notamment pour "supposition d'enfant", un délit consistant à attribuer la maternité d'un enfant à une femme qui ne l'a pas mis au monde.

L'ex-président du Parlement Hama Amadou, actuellement en France, avait quitté le Niger le 27 août après l'autorisation par ses pairs de son audition par la justice pour cette affaire de trafic de bébés entre le Nigeria, le Bénin et le Niger. M. Amadou a été remplacé lundi à son poste par un ex-opposant, Amadou Salifou. Il a toujours clamé que les poursuites lancées contre lui étaient politiques. Selon lui, le pouvoir cherche à l'écarter avant l'élection présidentielle de 2016. Les autorités ont démenti ces allégations.


BBC Afrique

Mercredi 26 Novembre 2014 - 12:24



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