Niger: inondations meurtrières dans le nord

Au Niger, de fortes pluies, dans la nuit de jeudi à vendredi 17 juin, ont causé la mort de trois enfants, d’importants dégâts matériels et emporté plusieurs animaux. Plus de 115 millimètres d'eau sont tombés. Du jamais vu depuis près de 50 ans, selon les villageois ! La zone la plus touchée est le nord désertique du pays, du côté de Bazador et Tasara.



Ces pluies hors normes ont causé la mort de trois enfants âgés de 9, 10 et 13 ans, qui se sont noyés. Plus de 8 000 chèvres, moutons, vaches et chameaux ont été emportés par les eaux et des centaines de commerces ont été détruits.

Joint par RFI, Abdourahmane Moussa, gouverneur de la région, nous dit que les sinistrés se sont organisés au plus vite, comme ils ont pu, mais l’ampleur de la catastrophe nécessite maintenant une aide humanitaire.

« Sur le terrain, nous avons effectivement constaté qu’il y a eu d’importantes pluies qui se sont abattues dans la région. Des pluies violentes et sans vent qui ont entraîné d’importantes inondations », a-t-il dit avant d’ajouter qu’une grande partie du village a été totalement inondée.

« Trois enfants sont morts. Une grande partie du marché, avec ses boutiques où se trouvaient beaucoup de vivres, des céréales, du sucre, a été ensevelie et emportée. Beaucoup d’animaux, surpris, ont également été emportés. Des maisons, l’école, des garages se sont effondrés », a précisé le gouverneur qualifiant la situation de catastrophe.

« Très rapidement, la solidarité au village s’est mise en place. De très bonnes volontés ont réagi et apporté un appui moral et matériel aux sinistrés. La gendarmerie et les sapeurs-pompiers doivent maintenant clairement évaluer le nombre de maisons effondrées et le nombre d’animaux emportés. Nous attendons, d’un moment à l’autre, le bilan définitif », a fait état le gouverneur avant d’insister sur un appel à l’aide.

« Nous avons déjà alerté Niamey pour mettre en place une cellule de crise alimentaire et catastrophe qui puisse agir le plus rapidement possible», a déclaré sur RFI Abdourahmane Moussa.

Source: Rfi.fr



Mardi 21 Juin 2016 - 07:45



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter