Niger: une force mixte multinationale pour lutter contre Boko Haram

Au Niger, treize représentants de pays africains et non-africains participaient mardi 20 janvier à une réunion pour réfléchir aux moyens de mettre en oeuvre une stratégie commune pour contrer le groupe extrémiste Boko Haram. Les islamistes de Boko Haram gagnent du terrain et menacent de déstabiliser les trois pays frontaliers du nord-est du pays. Au moment même où se tenait cette réunion à Niamey, de violents affrontements opposaient ce mardi l'armée camerounaise au groupe Boko Haram. Ses hommes armés ont attaqué la localité de Bondéri, dans la région de l'Extrême-Nord au Cameroun. Et mardi soir, dans une vidéo, Boko Haram a revendiqué l'attaque de Baga et menacé les pays voisins du Nigeria, indique l'AFP.



L'ambassadeur du Nigeria au Niger, Aliou Issa Sokoto (d), lors du sommet régional, à Niamey, consacré à la lutte contre Boko Haram, ce mardi 20 janvier 2015. HAMA BOUREIMA / AFP
L'ambassadeur du Nigeria au Niger, Aliou Issa Sokoto (d), lors du sommet régional, à Niamey, consacré à la lutte contre Boko Haram, ce mardi 20 janvier 2015. HAMA BOUREIMA / AFP

Les discussions à Niamey ont tourné autour de la force mixte multinationale dédiée à la lutte contre Boko Haram composée de quatre pays du bassin du lac Tchad, auxquels il faut ajouter le Bénin.

Il s’agit de rendre cette force opérationnelle. Le concept est approuvé par l’Union africaine (UA) représentée pour la première fois à ce format de réunion en la personne du président du Conseil Paix et Sécurité, Smaïl Chergui. Les chefs d’Etat de l’UA réunis en sommet la semaine prochaine à Addis-Abeba pourraient donc officialiser leur soutien à cette force.

Un label UA qui compte, car il facilite l’assistance que pourraient apporter les partenaires internationaux. Le label UA est un trait d’union indispensable pour un endossement politique des Nations unies.

Le seul bémol c’est le faible niveau aujourd’hui de la représentation du Nigéria, pourtant concerné au premier chef par les attaques de Boko Haram. C’est un ambassadeur qui a représenté le pays. Les voisins du Nigeria ont par conséquent grincé des dents.


Rfi.fr

Mercredi 21 Janvier 2015 - 09:51



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