Nigeria : Le président admet ses échecs

Goodluck Jonathan a reconnu lors d’un entretien avec la BBC qu’au début des offensives du groupe Boko Haram, son gouvernement était dépassé par les événements.



Le président du Nigeria a admis avoir sous-estimé leur puissance.

Cependant, Goodluck Jonathan indique qu’il se sent confiant quant à la bataille engagée contre la secte.

Voici les propos qu’il a confiés à l’un des correspondants de la BBC:

« Au début de l’émergence de la secte Boko Haram, nous n’aurions jamais cru qu’ils pouvaient atteindre de telles capacités.

Nous avons sous-estimé leurs influences externes.

Depuis la guerre civile qui s’est achevée dans notre pays, nous n’avons plus eu à livrer de guerres et nous ne fabriquons pas d’armes.

Nous avons donc dû chercher de l’aide pour rééquiper notre armée et notre aviation. Les militants de Boko Haram sont de plus en plus faibles désormais.

Je suis très optimiste, il ne nous faudra pas plus d’un mois pour récupérer les territoires qu'ils occupent ».

Le groupe Boko Haram a pris le contrôle de grandes zones du nord-est du Nigeria, et ont fait des milliers de morts.

Depuis 2009, les militants de la secte pillent et sèment la terreur.

Ils ont multiplié les massacres, les prises d'otages et les conquêtes, poussant le gouvernement à la coopération militaire avec les pays voisins.

Les prochaines élections présidentielles se tiendront le 28 Mars prochain. Goodluck Jonathan est candidat à la présidentielle pour une réélection.


BBC Afrique

Vendredi 20 Mars 2015 - 08:18




1.Posté par Ochuwukwu le 20/03/2015 14:29
Bien sûr que GEJ a sous estimé Boko Haram. Exactement comme son prédécesseur, et comme tous les experts qui se sont penchés sur la question avant 2013. L'essentiel n'est pas là. L'essentiel est qu'il ait pu réévaluer le risque et composer une force régionale avec les pays voisins afin de défaire le groupe et nous libérer de sa menace fondamentaliste.

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