Nigeria : la torture pour mission

La torture est devenue monnaie courante au sein de la police nigériane. Selon l’ONG Amnesty International, des “agents chargés de torture" sont même officieusement affectés à cette tâche dans de nombreux commissariats.



Cet adolescent était soupçonné d’appartenir au groupe de combattants islamistes Boko Haram. On lui a versé du plastique fondu sur le dos en 2013.
Cet adolescent était soupçonné d’appartenir au groupe de combattants islamistes Boko Haram. On lui a versé du plastique fondu sur le dos en 2013.
Le rapport intitulé "Welcome to Hell Fire" [Bienvenue sur les brasiers de l’Enfer] comprend une centaine de témoignages dénonçant des abus de toutes sortes.Il présente un large éventail de méthodes de torture utilisées par les forces armées et la police. En effet, passages à tabac, extractions d’ongles et de dents, et autres violences sexuelles semblent être la norme.

Un ancien soldat qui a servi à Damaturu a confirmé que la torture était couramment utilisée au camp.

Un outil de punition

Une femme accusée de vol à Lagos a déclaré qu'elle avait été agressée sexuellement et qu’on lui avait pulvérisé du gaz lacrymogène dans les parties intimes.

Le rapport révèle que le recours à la torture est utilisé comme un outil de punition, comme un moyen d’extorquer de l'argent ou encore des “aveux".

Selon l’ONG de défense des droits de l’homme, ces pratiques sont particulièrement extrêmes dans la région du nord-est où les membres présumés du groupe islamiste Boko Haram mènent une lutte sans répit pour instaurer un Etat Islamique.

Le document révèle que 5 000 à 10 000 personnes ont été arrêtées depuis 2009 et que les exécutions dans les centres de détention sont fréquentes.

Le gouvernement nigérian ne s’est pas encore prononcé sur cette affaire.


BBC Afrique

Jeudi 18 Septembre 2014 - 14:19



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