«Nous avons trop vendu le soleil, l’exotisme… », (Ministre)

Le tourisme balnéaire est en train de s’essouffler au Sénégal et dans le monde, d’où la préoccupation des autorités Sénégalaises qui s’investissent pour trouver des alternatives crédibles afin que le Sénégal puisse bénéficier cette manne qui contribue à hauteur de 7% au Pib. C’était le prétexte de l’atelier de restitution de l’agenda culturel et touristique 2015.



«Nous avons trop vendu le soleil, l’exotisme… », (Ministre)
«Les touristes sont en perpétuelle quête de changement et d’originalité. Ils se déplacent sur des milliers de kilomètres d’un continent à un autre pour aller à la découverte de nouvelles cultures». Ces propos sont de Abdoulaye Diouf Sarr, ministre du Tourisme et des Transports aériens qui présidait hier en compagnie de son homologue de la Culture de et la Communication, Mbagnick Ndiaye. Ils présidaient l’atelier de restitution de l’agenda culturel et touristique 2015.

Selon lui, les chiffres présentés par l’Unesco sont assez révélateurs : «La part du tourisme culturel est estimée par l’Unesco à près de 40% des flux touristiques. Ce sont donc 400 millions de touristes qui se déplacent spécialement pour des motifs culturels. Un important marché pour le développement de notre tourisme».

Mbagnick Ndiaye, son homologue de la Culture et de la Communication est du même avis : «Nous avons trop vendu le soleil, l’exotisme. La nouvelle donne dans le monde du tourisme exige que nous changions de stratégie et de point d’attaque. Les activités touristiques sont une piste à explorer pour vendre la destination Sénégal » a-t-il expliqué.

Mais Mbagnick Ndiaye trouve aussi qu’on doit promouvoir le tourisme local et donner des pistes : «Pour les grandes manifestations des grandes vacances on aura besoin d’un tourisme local. Que les enfants lébous aillent voir les spectacles sérères et que ces derniers visitent le patrimoine de  leurs cousins».

Ousmane Demba Kane

Mercredi 6 Mai 2015 - 13:51



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