"Nous n'osons ni dormir, ni manger", (frère de la Première dame)



« Notre famille est stigmatisée depuis que Macky Sall est devenu président de la République », se plaint Ibrahima Faye. Le frère de la première dame indique qu’ «ils sont au total 22 frères et sœurs utérins et ou du même père. Nous sommes des citoyens ordinaires qui vivons comme le commun des Sénégalais faisant face au quotidien et avec des préoccupations, des joies et des peines ». « Nous ne jouissons pas de faveurs. Dans la famille, il y a des fonctionnaires, des politiques, des chauffeurs, des artisans,…des chômeurs, », clame l’homme d’affaires qui se présente comme un « entrepreneur. Il se dit « pénalisé parce que frère de l’épouse du Président de la République ». Un exemple parmi tant d’autres, souligne-t-il : «En 2005, j’avais développé un projet privé avec des partenaires espagnols.


Ce projet avait une capacité de faire travailler 6000 personnes. Une des exigences des Espagnols était que je finance, par mes propres moyens, les premières études. A la fin de cet exercice, les Espagnols l’ont validé. Nous avions toutes les autorisations administratives pour pouvoir exécuter le projet qui était entièrement financé par mes partenaires à hauteur de 100 milliards. Un acte notarié a été signé en Espagne et je devais réaliser un profit de quatre (4) milliards. Des ministres qui faisaient la guerre à Macky ont tout bloqué (quand Macky Sall a été sorti du gouvernement et plus tard de l’Assemblée nationale, les choses ont empiré)… ».

 
Contrairement à Mansour et Adama Faye, Ibrahima suit de loin les cercles politiques. A ce propos, il sert que jamais son beau-frère, le Chef de l’Etat donc, ne lui a proposé un poste. Ce dont il ne veut pas d’ailleurs. Abordant le volet de la traque des biens dits mal acquis, le frère de la Première dame n’y va pas de mains mortes pour dire ses vérités au président Sall. Selon lui, « le summum  a été atteint lorsqu’il a accepté Awa Ndiaye. Après l’arrestation de Karim Wade, alors qu’on en attendait d’autres, Awa Ndiaye a été acceptée dans les rangs de l’APR (Alliance Pour la République), couvée puis blanchie…Sur qui ou quoi, Macky Sall va-t-il s’adosser pour une éventuelle réélection ?


C’est tout cela qui justifie ce ratissage tous azimuts. Mais c’est dommage… ». Car, sert-il dans une interview accordée à « l’Observateur », « la forte ségrégation sur les dossiers judiciaires, en général et sur la traque des biens dits mal acquis, en particulier, est trop criante…Karim Wade croupit en prison alors qu’il ne peut répondre seul de la gestion de tous ».
 


Samedi 21 Mars 2015 - 10:48



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