Nouveau Code de la presse en latence à l’Assemblée nationale, le CORED dénonce une mauvaise volonté des parlementaires

Le Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias s’insurge contre la mauvaise volonté des députés à propos du vote du nouveau code de la presse. En conférence de presse aujourd’hui les confrères de Bacary Domingo Mané ne comptent se laisser faire et qu’ils vont bientôt entrer en action pour pousser les parlementaires à voter ce nouveau code.



Nouveau Code de la presse en latence à l’Assemblée nationale, le CORED dénonce une mauvaise volonté des parlementaires
« Si aujourd’hui la profession de journaliste n’est régie par aucune loi au Sénégal, c’est dû à la mauvaise volonté des députés car depuis 2010, il y a un projet de loi en latence dans les tiroirs de l’Assemblée nationale qu’ils refusent d’adopter, donc qu’ils ne soient  pas étonnés d’assister à ce laisser-aller». Cette remarque du chargé de communication du Comité pour l'Observation des Règles d'Ethique et de Déontologie dans les médias au Sénégal (CORED), Mamadou Thior est significative pour que l’organe de régulation de la profession de journaliste au Sénégal Cored, d’appeler une nouvelle fois les députés à se pencher sur le projet qui est en latence sur la table des parlementaires depuis cinq (5) ans.


En point de presse aujourd’hui les confrères d’Ibrahima Lissa  Faye président de l’Association  des Professionnels de la Presse en Ligne (APPEL) croient qu’il s’agit là d’un manque manifeste de volonté politique des députés pour voter ce code. Car précise le président du CORED, Bacary Domingo Mané: «Seul l’adoption de ce code qui a pris en compte tous les paramètres va permettre d’assainir ce métier de journalisme investi par des personnes qui n’ont rien à y faire », déplore t-il. Ainsi pour Mamadou Thior: « S’il y a blocage, c’est du côté des députés parce que c’est à eux que revient le rôle de voter les lois ». Il dénonce à son tour la mauvaise volonté des parlementaires, qui selon lui, ne veulent pas l’avancement de la profession. Le chargé de communication a aussi pointé du doigt certains journalistes proches du chef de l’Etat pour qui l’assainissement de la profession de journaliste n’arrangent guère

Interpellé sur la volonté de concertation émise par les autorités étatiques, ce dernier pense que cela ne mène à rien du tout, «car ce Code est le fruit d’une longue concertation, donc leur seul souhait reste le vote par les députés du nouveau  code en dormance depuis 2010 à l’Assemblée nationale, qui du reste est un excellent document qui va réguler la profession », précise-t-il. Et, face à ce qu’il qualifie de mauvaise volonté de la part des parlementaires qui refusent d’adopter le code en se campant sur la dépénalisation, le Comité se veut clair, aucune virgule ne sera enlevée de ce document car il est le fruit d’un travail consensuel, car tout est dans ce texte pour mettre de l’ordre dans la presse. Même si le Cored reconnait que la question de la presse en ligne doit être approfondie.

En effet, au moment de l’élaboration du nouveau projet de code, ce milieu n’avait connu ce boom qu’il connait actuellement. Et, le président des patrons et éditeurs de la presse en ligne, le journaliste  Ibrahima Lissa Faye, d’annoncer qu’ils ne comptent pas s’arrêter là et qu’ils vont prochainement mener des plaidoyers pour se faire entendre et pousser le pouvoir et sa majorité à aller vers l’adoption du nouveau code de la presse.       
     

Khadim FALL

Vendredi 11 Décembre 2015 - 18:28



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