Nouvel album, menace terroriste, l'Islam au Sénégal, panafricanisme…Les vérités de Youssou Ndour

De sa passion pour la musique au panafricanisme en passant par la menace terroriste, l’Islam, le chanteur sénégalais, homme d’affaires et ministre-conseiller du Président Macky Sall a livré ses confidences.



Nouvel album, menace terroriste, l'Islam au Sénégal, panafricanisme…Les vérités de Youssou Ndour
Nouvel album et musique 
« Ce nouvel album ne pouvait pas, car j’écoute les modes, les sonorités des autres, passer à côté de ce mouvement (nigérian). Je voulais partir de mon expérience, de mon background, le mbalakh et la musique sénégalaise, et voyager autour des cultures du continent » 
  
Menace terroriste 
« C’est lâche. Et, ce qui me fait mal, c’est de voir que l’on s’habitue. Malgré cette peur, les gens finissent par trouver cela normal. Mis, utiliser la religion musulmane, qui prône la paix, et je rappelle que le premier mot que les musulmans utilisent entre eux est salam. (…) Quant aux jeunes, qui ont rejoint l’Islam, beaucoup ont peut-être été mal briefés. Il m’arrive d’en rencontrer qui tiennent des propos aberrants. Et, je ne comprends pas à quelle religion, ils se réfèrent. La même que la mienne ? Non ! Ils sont tellement à l’extrême qu’il y a lieu de voir ce qui les motive, et ce qui les amène à donner un tel visage à la religion » 
  
L’Islam au Sénégal 
« Au Sénégal, notre Islam n’est pas différent de beaucoup d’autres pays musulmans. Mais, notre chance st d’avoir eu des guides  qui ont créé des confréries. Celles-ci ont d’abord dit non aux colonisateurs, ont fait la promotion de la religion musulmane, ont respecté la laïcité du pays. Léopold Sédar Senghor était chrétien, et son meilleur ami était Serigne Fallou Mbacké, le marabout de Touba. Au Sénégal, les confréries ont leur mot à dire. Les guides sont respectés, ils délivrent des messages, reconnaissent et respectent les autres religions… Notre pays pourrait apporter des éclaircissements et de la sérénité dans le cadre mondial, une vision de l’Islam vrai » 
  
Panafricanisme en souffrance 
« J’ai été choqué un jour où je me suis rendu en Afrique du Sud avec mon équipe, qui comptait des anglais, des français, de voir qu’eux passaient immédiatement, et nous les africains, on attendait pour régler des problèmes de visa (…) Les gens se referment sur eux-mêmes. Moi, je suis de la génération des enfants de Nkrumah, Mandela, Senghor. Npus avons envie, nous voulons continuer cette idéologie qui a été incarnée. L’union fait la force. Je suis persuadée que si l’Afrique est bien connectée, elle peut être un formidable moteur. L’idée est là. Le moment est difficile, mais les portes vont s rouvrir…».

Interview avec «Afrique Magazine»

Jeudi 13 Octobre 2016 - 09:56



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter