Nucléaire iranien: John Kerry demande aux élus américains de lui faire confiance

Le secrétaire d’Etat John Kerry était auditionné mardi 10 décembre sur l’Iran par la Chambre des représentants. Les élus américains menacent de voter de nouvelles sanctions contre l’Iran, alors que les Etats-Unis, avec les alliés européens du P5+1, ont conclu avec Téhéran un accord transitoire de six mois qui peut mener à un arrêt du programme nucléaire iranien et à une paix historique avec ce pays. John Kerry a tenté de les convaincre.



John Kerry répond aux questions de la Chambre des représentants, le 10 décembre, à Washington. REUTERS/Jonathan Ernst
John Kerry répond aux questions de la Chambre des représentants, le 10 décembre, à Washington. REUTERS/Jonathan Ernst

C’est un John Kerry les traits tirés, les yeux cernés, qui a répondu durant plus de trois heures aux questions des élus américains sur l’Iran, montrant parfois des signes de lassitude, ou tout simplement de fatigue.
 

Qu’ils soient républicains ou démocrates, qu’ils soutiennent les actuelles négociations où qu’ils s’opposent à tout contact avec l’Iran, les élus du Congrès ont exprimé une inquiétude : si les Etats-Unis ne renforcent pas immédiatement les sanctions, que se passera-t-il, à l’issue de la première échéance de six mois, dans le cas où l’Iran ne remplit pas ses obligations ?
 

John Kerry a plaidé pour la voie de la négociation choisie par Barack Obama. De nouvelles sanctions risquent, selon lui, d’anéantir une chance de paix historique :

« Nous sommes à la croisée des chemins. Un de ces moments charnières dans l’histoire. Une voie peut mener à la résolution durable des préoccupations de la communauté internationale sur le programme nucléaire iranien. L’autre voie mène à une hostilité constante, et potentiellement à un conflit. »
 

John Kerry a par ailleurs demandé aux élus de ne pas singulariser une nouvelle fois les Etats-Unis, en votant des sanctions, au moment où Washington travaille dans une alliance qui porte ses fruits avec les Européens.
 

Barack Obama aurait par ailleurs bien besoin d’un succès sur la scène internationale pour redorer son image, et laisser une marque dans l’Histoire. Le dialogue avec l’Iran faisait partie de son programme de campagne voilà déjà cinq ans.

Source : Rfi.fr
 


Dépêche

Mercredi 11 Décembre 2013 - 12:13



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