ONU: Et si le rapport n’était pas de Ban

Le rapport adressé par le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki- Moon, au conseil de sécurité, continue de susciter un tollé général, voire une indignation au sein de l’opinion malienne.


ONU: Et si le rapport n’était pas de Ban
Dans ce rapport controversé, Ban ki-Moon, loin du terrain et des réalités du nord du Mali, a fait une lecture erronée de la situation d’ensemble de cette partie de notre pays. Conséquence : il égrène des contre-vérités à l’adresse du conseil de sécurité afin d’amener cette instance à ne pas voter la résolution sur l’intervention militaire internationale au nord du Mali.

Aujourd’hui, des analystes avancent au sujet de ce rapport deux hypothèses : soit le secrétaire général de l’Onu, s’est laissé influencer, voire manipuler par des Etats comme l’Algérie, hostiles à l’intervention militaire au nord du Mali, soit le rapport a été (à sa demande)  fait par son représentant spécial en Afrique de l’ouest, l’Algérien Saïd Djinnit.

Dans ce (dernier) cas, Ban Ki-Moon n’aurait pas lu le rapport, où s’il l’a fait, il n’aurait fait qu’approuver la position de Djinnit qui, de son côté, tente depuis des mois d’entraîner l’Onu dans un processus de dialogue concocté par l’Algérie.
A ce effet, Saïd Djinnit est allé jusqu’à rencontrer dans un domicile privé à Ouaga des représentants de deux mouvements armés au nord : Ançardine et Mnla.

Cette rencontre, qui a eu lieu le 13 octobre, est aujourd’hui justifiée par Ban Ki-Moon, comme faisant partie des « efforts » entrepris par son représentant en Afrique de l’ouest pour trouver une solution à la crise malienne.
Comme on le constate, le Secrétaire général de l’Onu, qui ne semble nullement préoccupé par ce dossier malien, laisse faire Djinnit. Or, ce diplomate algérien n’aura le courage d’aller à contresens de la position des dirigeants algériens qui n’ont cessé de dévoiler au monde leurs manœuvres contre une intervention militaire au nord du Mali. A ce sujet, le pouvoir algérien, non content de manipuler à l’intérieur, va jusqu’à torpiller les initiatives au siège des Nations unies.




SOURCE : l’Aube