« Offensive terrestre meurtrière sans précédent à Gaza » : Jamra & Mbañ Gacce y voient la main des USA et chargent



« Offensive terrestre meurtrière sans précédent à Gaza » : Jamra & Mbañ Gacce y voient la main des USA et chargent
« On est loin de l’historique discours du Caire, lorsque le premier Président noir élu à la tête de la première puissance politique, économique et militaire du monde, dans l’euphorie de l’état de grâce, consécutivement à son plébiscite du 04 novembre 2008, réserva à l’Egypte sa première sortie internationale. Les démocrates du monde entier s’étaient alors légitimement réjouit, lorsque ce 04 juin 2009, devant un parterre de 3000 invités de marque, le Président Barack Hussein Obama, proclama, du haut du podium de l’Université du Caire, un discours historique, nourri de citations du Coran. Il s’était sans ambages positionné comme un "ami du monde musulman", qui était venu chercher, au Caire, "un nouveau départ entre les Etats-Unis et les musulmans à travers le monde ; un nouveau départ fondé sur l'intérêt et le respect mutuel. Un départ fondé sur cette vérité que l'Amérique et l'islam partagent des principes communs de progrès, de tolérance et de dignité humaine » », servent d’emblée les organisations qui n’en ont pas terminé.
 

« Totalement méconnaissable ce Obama, qui martelait alors, en cette fin d’année 2008, "qu'on aurait en 2011 un État palestinien libre". Malheureusement, il s’avéra très vite que, pour des motivations purement électoralistes, le "chantre des causes du Tiers-Monde", en quête d’un second mandat, allait préférer ménager les susceptibilités des puissants lobbies juifs américains, et leurs électorats, plutôt que de rester fidèle aux nobles idéaux qu’il avait, au grand bonheur de tous les démocrates, ardemment défendus », tance par ailleurs l’imam Massamba Diop qui assène.


« Jadis défenseur opiniâtre des droits des minorité, le brillant avocat noir et ancien Sénateur de l’Illinois, en reléguant en arrière-plan "le droit naturel des Palestiniens à l’autodétermination" et "à vivre libre et en paix", a déçu plus d’un démocrate de par le monde. Le Président Barack Hussein Obama a non seulement trahi la cause palestinienne, mais a fini par prendre totalement fait et cause pour ceux qui occupent illégalement ses terres, et continuent de fouler allègrement au pied la légalité internationale et les droits élémentaires du Peuple Palestinien, garantis par de nombreuses résolutions (194, 242 et 338, etc.) du Conseil de sécurité de l’Onu. Et le 44e président des Etats-Unis de franchir le Rubicon en prenant sur lui la responsabilité historique de… combattre la Palestine ! ».  


En effet, selon lui, « quel démocrate n’a pas souvenance de cette journée historique du 31 octobre 2011qui aura à jamais fait tâche d’huile dans les annales de la communauté internationale, lorsque Obama s’opposa fermement à l’entrée de l’Etat de Palestine à l’Unesco ! Mais, grâce à Dieu, il lui fut séance tenante administrée, à la face du monde, une belle leçon de démocratie et d’humanité lorsqu’une l’écrasante majorité de 107 pays membres (sur 194), épris de paix et de justice, plébiscita la Palestine, en l’élevant à la dignité de 195e pays membre de l'Agence des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) ! Incontestablement, ce fut une belle avancée diplomatique qui venait de consacrer un légitime combat de plus de 60 ans, pour l’émancipation d’un peuple meurtri, luttant inlassablement pour la libération de ses territoires occupés, depuis juin 1967, par un Etat hébreux plus qu’arrogant. Un légitime espoir était né, pour qu’enfin se concrétisât la fondation d’un État palestinien libre, indépendant et démocratique ».


Pour Jamra & Mbañ Gacce, « mis en minorité, lors de cette séance plénière de l’Unesco dont l’acte démocratiquement posé en faveur de la Palestine lui est resté au travers de la gorge, Barack Hussein Obama, conscient que cette cooptation inattendue de la Palestine dans cet important démembrement de l’Organisation des Nations-Unies, qu’est l’Unesco, risquait de constituer un incontestable jalon vers son admission comme Etat-membre de plein exercice de l’Onu, organisa la riposte. A titre de représailles, il ordonna la suspension de la subvention que l’Etat américain accordait à ce démembrement de l’Onu, et représentant prés du ¼ du budget de l’Unesco. Pendant que, parallèlement, son allié stratégique, Israël, intensifiait la colonisation des territoires occupés en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, tout en poursuivant sa scandaleuse répression des populations civiles de la Bande de Gaza ».

 
Ainsi dénoncent-ils, « les Usa et Israël ne pardonneront jamais aux Palestiniens d’avoir massivement voté pour le Hamas » car « à la suite des élections législatives, libres et transparentes, organisées sous la supervision de la Communauté internationale, le 25 janvier 2006, le Hamas accédait démocratiquement au gouvernement et choisissait M. Ismaël Hanniyeh comme premier ministre. Comme pour sanctionner le peuple palestinien pour leur choix, Israël s'acharna sur le Hamas : des escadrons de mort furent commandités contre d’éminents dirigeants et membres du Hamas, qui furent froidement assassinés ; suivi de l’arrestation d’une soixantaine de ministres et de députés, dont le président du Conseil législatif palestinien (ndlr, président de l’Assemblée nationale), Abdou Aziz Duweik, sauvagement torturé. Même des maires durent subir les foudres de l’Etat d’Israël... ».  


Fortes de ce fait, les organisations de ruer dans les brancards pour dénoncer : « Ce terrorisme d’Etat devait baliser la voie pour la mise en branle d’une véritable entreprise génocidaire, contre le peuple martyr de Palestine, déclinée sous le code «Opération plomb durci». En trois jours, 100 avions de guerre de type "F16" détruisirent tout sur leur passage, ciblant des maisons résidentielles, des mosquées, des bâtiments civiles, des centres de santé comme l'hôpital de Chifa, des institutions étatiques comme le ministère de l'intérieur, et médiatiques comme la chaîne d'Al Aqsa. Une vaste offensive terrestre parachevait ce «nettoyage sécuritaire», dans la matinée du dimanche 28 décembre 2008. Appuyée par des dizaines de blindés, les fantassins de la Tsahal opérèrent une sanglante razzia à Gaza, qui se solda par près de 400 morts, essentiellement des civils. Tel fut le lourd tribut payé par le Peuple frère Palestinien pour avoir porté au pouvoir ceux que l’Etat hébreux a toujours considère comme «des terroristes» !


Pis, « il en fut jusqu’aux convois humanitaires onusiens à subir la brutalité de l’armée sioniste. Si bien que l’Onu en fut réduite à suspendre ses activités de secours et d’assistance à Gaza, non sans accuser l’armée israélienne d’avoir bombardé ses caravanes de vivres et de médicaments, tuant même leur chauffeur. Pendant que la Croix Rouge internationale accusait la Tsahal d’empêcher l’accès des secours pour la prise en charge les blessés. Un collectif regroupant 90 organisations humanitaires occidentales annonça, le 12 janvier 2009, une plainte devant la Cour pénale internationale (Cpi) contre Israël pour «crime de guerre», tout en tirant la sonnette d’alarme sur «cette catastrophe humanitaire jamais égalée depuis le début de l’occupation israélienne de 1967. Après «l’Opération plomb durci» (400 morts), en 2008; l’Etat sioniste lance en plein Ramadan l’opération «Bordure protectrice» (déjà 270 morts) », enfonce le clou, l’Imam qui poursuit.
« L’histoire se répétant, la Tsahal vient de lancer une offensive terrestre d’une brutalité inouïe, dans la nuit de ce jeudi 18 juillet 2014 à vendredi, après un raid aérien infernal de dix jours ! Pour cette invasion terrestre, digne du Troisième Reich, l’armée israélienne a mobilisé pas moins de 40.000 réservistes, soutenue par des colonnes de blindés, déterminés à infliger une énième punition inoubliable aux populations colonisées palestiniennes. Même l’hôpital de réadaptation d’Al-Wafa de Gaza, hébergeant des blessés, dont certains étaient dans le coma ou paralysés, n’a pas été épargné par les chars israéliens.


Flanqués de bataillons d'infanterie, appuyées par l'aviation et des navires de guerre, les blindés soumettent Gaza à un pilonnage intensif, pendant que d’autres chars d’assaut restent massés à la frontière. En réserve. Les organisations humanitaires avancent déjà le chiffre macabre de 270 victimes, dont 75% de civils, constitués essentiellement d’enfants, de femmes et de personnes du 3e âge ». Or, rage-t-il, « que trouve à redire le Président Obama, face au caractère brutal et disproportionné de la riposte israélienne aux roquettes lancées par le Hamas en direction du sud d'Israël (sans causer de pertes humaines) ? «Israël à le droit de se défendre», a lancé laconiquement le méconnaissable Obama. Pendant que le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, connu pour ses propos tranchés, qualifiait sans fioriture l’invasion israélienne de «tentative de génocide systématique».
 

En ce sens, indique-t-il, «contrairement donc à l'idée souvent véhiculée par certains commentateurs de la presse occidentale, acquise à la cause sioniste, Israël a toujours une grande responsabilité dans l’échec des cessez-le-feu. L’histoire a retenu que lors de la précédente invasion israélienne, de 2008, l’accord de cessez-le-feu comprenait la levée du blocus de Gaza et un engagement de l’Egypte d’ouvrir le passage de Rafah. Et c’est Israël qui a non seulement violé cet accord, en lançant une attaque d’une rare violence, assassinant plusieurs palestiniens, le 4 novembre 2009, mais en avait également profité pour renforcer le blocus inhumain de la bande de Gaza ».


Massamba Diop se veut clair : « Il demeure donc constant que si ce conflit perdure, c’est parce que la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est sont toujours occupées, depuis plus de quarante ans, par l’Etat hébreux ! La communauté internationale devrait donc cesser noyer le poisson en faisant de la fixation sur les tirs de roquettes du Hamas – qui, de guerre lasse, a du choisir cette forme de revendication guerrière, pour dénoncer l’usurpation de leurs terres. Sans hypocrisie aucune, il est tant que ces mêmes pays qui avaient pris leur courage à deux mains pour bousculer l’Histoire, en faisant un triomphe à l’Etat palestinien, en novembre 2011 à l’Unesco, martèlent à l’intention de Barak Hussein Obama et du premier ministre et chef de guerre de l’Etat sioniste Benyamin Netanyahu, que c’est précisément cette occupation illégale de la terre d’autrui, doublée d’un blocus monstrueux de Gaza qui est la source de toutes les violences au Proche-Orient ! Pas autre chose ! ».

 
Avant de lancer: « Le Sénégal peut jouer une partition…Bien qu’ayant toujours officiellement entretenu des relations diplomatiques avec l’Etat israélien, notre pays n’a jamais été pris à défaut dans la condamnation vigoureuse de toutes les formes de violation des droits de l’homme, d’où qu’elles viennent, tout en affirmant son attachement aux valeurs du dialogue et de la concertation. Ce credo a toujours marqué la ligne de conduite de tous les régimes politiques qui se sont succédé à la tête de notre pays. De Léopold Sedar Senghor (porté en 1971 à la tête du «Comité des Sages africains», pour la promotion de la paix entre Israël et l’Egypte) au Président Macky Sall (qui a été  interpellé, le 23 septembre dernier par le président du Congrès juif mondial, Donald Lauder, l’invitant à impliquer le Sénégal «dans la recherche de la paix, entre Israël et la Palestine»), le Sénégal ne s’est jamais départi, dans la conduite de sa diplomatie, de son principe de ne rejeter aucune des parties en conflit dans ses démarches de bons offices ».

 
« Peuple pacifique, imbu d’une forte conviction aux vertus du dialogue, le Sénégal a toujours entretenu des relations cordiales aussi bien avec le monde arabe qu’avec Tel-Aviv, convaincu de la condition sine qua non que tout pourparler de paix qui se veut productif se doit de n’exclure aucun des protagonistes de la table des négociations. Dés lors, le Sénégal ne devrait pas se contenter du communiqué officiel, de routine, publié la semaine dernière, appelant l’Etat hébreux «à la retenue», et réitérant «(son) soutien au Peuple palestinien». Ce serait tout à son honneur, en sa double qualité de «Rapporteur du bureau de la Conférence islamique» et de président du «Comité des Nations unies pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien», de demander une convocation urgente de l’instance délibérative de l’OCI pour statuer en urgence sur le martyr qu’endure le Peuple frère palestinien de Gaza, en plein mois de Ramadan !


Comme il a eu du reste à le faire, avec audace et brio, l’année dernière, lors du déclanchement de la crise politico-militaire en Egypte, alors que le Président Macky Sall venait à peine de passer le témoin de la présidence de l’OCI à son homologue égyptien », présentent Jamra et Mbañ Gacce qui concluent dans un communiqué parvenu à Pressafrik.com : «Abréger la souffrance du Peuple frère de Palestine, contribuer au retour de la paix dans cette partie du monde, en favorisant l’installation d’un Etat palestinien libre, souverain et indépendant, affranchi de la tutelle et de la brutalité militaire de la Tsahal, mérite toutes les initiatives ! ». 


Samedi 19 Juillet 2014 - 12:40



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