Onu : Une résolution entérinant un plan de paix adoptée.



Onu : Une résolution entérinant un plan de paix adoptée.
Plus de quatre ans et demi après le début du conflit meurtrier en Syrie, les grandes puissances sont finalement parvenues à s’entendre pour adopter, vendredi 18 décembre, une résolution entérinant un plan de paix américano-russe. Ce texte, voté à l’unanimité par le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) au terme de négociations difficiles, approuve les grandes lignes de la feuille de route pour une transition politique dans le pays, signée à Vienne le 14 novembre.

Il envisage notamment l’ouverture rapide de pourparlers de paix entre le gouvernement syrien et l’opposition. Les grandes puissances demandent aux Nations unies de les réunir, « au début de 2016 », pour qu’ils « engagent d’urgence des négociations officielles sur un processus de transition politique. »

Cette résolution prévoit l’instauration d’un cessez-le-feu d’ici à un mois, en demandant à toutes les parties prenantes au conflit de « cesser immédiatement les attaques contre les civils ». Elle appelle aussi à la création d’un gouvernement de transition et précise que « le peuple syrien décidera de l’avenir de la Syrie».

Enfin, le texte soutient un processus qui met en place « dans les six mois, une gouvernance crédible, inclusive et non sectaire », les modalités d’une nouvelle constitution et « la tenue, dans les 18 mois, d’élections libres et régulières ». Tous les Syriens, y compris ceux de la diaspora, pourraient participer à ces élections.
Ce texte « envoie un message clair à tous pour dire qu’il est temps de mettre fin aux tueries en Syrie », a affirmé le secrétaire d’Etat américain John Kerry. Il s’est dit « sans illusions » sur la difficulté de la tâche mais a salué l’« unité sans précédent » des grandes puissances.
Le sort de Bachar Al-Assad n’est pas réglé                           

Au terme de négociations marathon à Moscou, mardi, avec son homologue Sergueï Lavrov et le président Vladimir Poutine, M. Kerry avait obtenu le soutien de la Russie à un projet de résolution. Le principal point de désaccord entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité demeure toutefois le sort de Bachar Al-Assad, le président de la Syrie, une question qui n’est pas tranchée par la résolution adoptée vendredi.
Barack Obama, le président des Etats-Unis, qui s’exprimait à la Maison Blanche dans le cadre de sa conférence de presse de fin d’année, a répété que le président Al-Assad devait partir. Il n’y aura pas de paix en Syrie « sans un gouvernement légitime », a-t-il dit avec insistance.
Même réclamation côté français : à l’ONU, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a demandé « des garanties » sur le départ du président syrien, qui « s’impose pour raisons non seulement morales mais d’efficacité ».

Jeudi, John Kirby, le porte-parole du département d’Etat, avait précisé que l’avenir du dirigeant syrien ne figurerait pas dans le communiqué final de New York vendredi soir : « Nous ne sommes pas encore prêts à un engagement par écrit sur des paramètres précis », avait-il dit.

Dix-sept ministres des affaires étrangères des pays membres du groupe de soutien international à la Syrie, qui se réunissait pour la troisième fois, s’étaient retrouvés dans la matinée à New York pour s’accorder sur un processus de règlement politique de cette guerre qui a tué au moins 220 000 personnes. La formulation du projet de résolution, qui a été soumis au Conseil de sécurité de l’ONU, n’a été finalisée qu’une demi-heure avant la réunion de ce Conseil, repoussée d’une heure.
Source : lemonde.fr

Ousmane Demba Kane

Samedi 19 Décembre 2015 - 07:47



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