Opération Hydre au Mali : implication inédite des militaires maliens

Dans le nord du Mali, l’opération Hydre se poursuit pour affaiblir les groupes terroristes islamistes toujours présents dans la région. Une opération menée conjointement par la force française Serval et par l’armée malienne, avec le soutien des casques bleus des Nations unies. Les soldats de la paix n’ont pas de mandat pour effectuer des missions offensives de lutte antiterroriste, mais apportent néanmoins un appui de coordination. Surtout, la spécificité de cette opération, c’est l’implication inédite des militaires maliens.



Militaire malien dans le Kati, près de Bamako. AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO
Militaire malien dans le Kati, près de Bamako. AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO
Plus de 1 500 hommes sont engagés dans l’opération Hydre, qui a en fait été lancée dans le plus grand secret, dimanche dernier. Et le gros des troupes est fourni par l’armée malienne qui a engagé entre 800 et 900 hommes, selon son porte-parole le colonel Souleymane Maïga. Une implication inédite. Leur mission : ratisser les étangs et les zones boisées de la région du Gourma, au-dessus du fleuve Niger, qui pourraient servir de refuge aux combattants islamistes.
 
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Parmi les troupes engagées dans l’opération, on note la présence du bataillon Elou, fraîchement sorti de la mission européenne de formation EUTM. Ce bataillon, composé de 400 soldats maliens, est accompagné sur le terrain par un détachement français, dont la mission est double : permettre l’utilisation des moyens français, notamment sur le plan aérien. Et, comme l’explique le porte-parole de Serval, « parfaire la capacité opérationnelle » des soldats maliens, en continuité de la formation qu’ils ont reçue.
 
« En gros, ce sont des travaux pratiques », résume le commandant Hubert de Quievrecourt. « On apprend beaucoup », confirme enfin le porte-parole de l’armée malienne, qui espère que l’opération Hydre permettra d’empêcher les groupes terroristes de se réorganiser, et de ramener la quiétude parmi les populations.
 
Groupes islamistes : chronologie des dernières attaques

 
- 13 septembre : l’armée repère un pick-up suspect dans le secteur d’Almoutarast, les occupants ouvrent le feu. L’armée française réplique. Bilan : 1 mort et 2 prisonniers.

- 28 septembre : les terroristes s'attaquent à une caserne de l'armée malienne à Tombouctou. Deux civils et les 4 kamikazes sont tués. Sept soldats maliens sont blessés.

- 1er octobre : les forces spéciales localisent les membres d’une Katiba à Douaya au nord de Tombouctou. Les affrontements font une dizaine de morts côté jihadiste.

- 8 octobre : des roquettes s'abattent sur Gao. Le Mujao revendique les tirs qui ont fait un mort côté malien.
- 10-17 octobre : 800 soldats français découvrent un camp jihadiste, mais pas de combattants.

- 23 octobre : attentat à la voiture piégée suivi d'une fusillade. Deux casques bleus tchadiens perdent la vie et quatre autres sont grièvement blessés.

Source : Rfi.fr
 

Dépéche

Samedi 26 Octobre 2013 - 11:00



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