Oumar Sarr : «Tous les citoyens au combat pour… ».

Oumar Sarr ne croit plus à l’impartialité de la Cour suprême. C’est ce qu’il a fait savoir, hier, lors de la conférence de presse du Front patriotique pour la défense de la république (Fpdr). Selon le coordonnateur du Parti démocratique sénégalais (Pds), cette institution commencerait à émettre des signaux de soumission envers le pouvoir, avec sa Chambre pénal qu’il accuse de vouloir bâcler l’affaire Karim Wade, sur instruction de l’autorité supérieure.



Oumar Sarr : «Tous les citoyens au combat pour… ».
«Tous les citoyens au combat pour la sauvegarde de la démocratie  de la liberté !» : C’est le cri de guerre lancé par Omar Sarr. Le coordonnateur national du Pds appelait ainsi les Sénégalais à s’opposer à ce qu’il appelle l’émission «de signaux inquiétants de soumission» de la Cour suprême au pouvoir exécutif : «Après la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), dont tout le monde s’accorde à dire qu’elle est juridiquement obsolète au service exclusif du pouvoir politique, c’est au tour de la Cour suprême de donner des signaux inquiétants de soumission», a-t-il lancé.

Cette situation montre, selon Oumar Sarr, que «notre démocratie est en danger du fait des agissements anti-démocratiques et antirépublicains de Macky Sall qui n’hésite plus à instrumentaliser les différentes institutions de la République, y compris l’institution judiciaire». Et le lieutenant de Me Wade en veut pour preuve : «alors que l’instruction n’a même pas commencé, la Chambre pénale de la Cour suprême a fixé à jeudi 06 août 2015 l’examen des sept pourvois en cassation formés contre l’arrêt tant controversé de la Crei rendu le 23 mars 2015, manifestement sur injonction du président de la République qui veut coute que coute éliminer un adversaire politique».

Elevant le ton, Oumar Sarr a tenu à avertir l’institution judiciaire : «notre parti en appelle à chacun des membre de la Cour suprême, et spécialement aux membres de la Chambre pénale et leur rappeler qu’ils sont directement et personnellement responsables tant devant la nation que devant la communauté internationale des graves violations des droits de Karim Wade, s’ils n’exercent pas leur fonction avec honneur et dignité et s’il s’avère qu’ils sont en collusion frauduleuse avec l’autorité politique dont ils seraient devenus le bras armé».

Le Secrétaire général adjoint du Pds de lancer un appel au Sénégalais : «Le peuple du Sénégal, au nom de qui la justice est rendue, a aussi la faculté et le devoir nécessaire de reprendre ce qu’il a délégué, et exercer ses prérogatives constitutionnelles en rendant directement la justice et il peut raisonnablement et légitimement s’opposer à toute forme de forfaiture qui porterait atteinte à l’équilibre des pouvoirs et à l’égalité de droits de tous les citoyens».

Ousmane Demba Kane

Vendredi 31 Juillet 2015 - 11:50



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