Ousmane Tanor Dieng : «Trop c’est trop»

Ousmane Tanor Dieng tape sur la table. Et c’est pour dire que cette culture de la violence est inacceptable au sein de la formation socialiste. Le Secrétaire général du Parti socialiste (Ps), qui revenait sur les heurts d’avant-hier, est d’avis que si ce n’était sa naïveté, ces troubles n’auraient pas été possibles car ils étaient plus nombreux que les perturbateurs.



Ousmane Tanor Dieng : «Trop c’est trop»
«Peut-être que moi-même j’ai eu une part de responsabilité. Parce que certains camarades m’avaient dit qu’il y a des risques de violence». Ces propos sont d’Ousmane Tanor Dieng qui revenait sur les chamailleries au sein de son parti. Ce qui a conduit au report de la tenue de leur réunion. Réunion qui devait leur permettre d’adopter une position sur le référendum du 20 mars.

Poursuivant sur sa lancée, le socialiste en chef déclare : «J’ai été naïf de croire que les camarades qui viennent sont dans la cour pour applaudir certains camarades, chahuter un peu, mais pas de venir avec des couteaux, machettes, gourdins pour avoir comme dessein de s’attaquer à d’autres camarades  et peut-être même de leur faire perdre la vie».

Mais désormais, cette leçon a été bien retenue par le socialiste en chef car, à l’en croire, il ne sera plus possible de s’adonner à ce genre de forfaits au sein de sa formation : «On aurait pu assurer la sécurité parce que nous sommes beaucoup plus nombreux que ceux qui voulaient arrêter notre réunion. Mais on en tirera les conséquences pour l’avenir. Trop c’est trop », assène-t-il.

Sur les mesures à prendre, Ousmane Tanor Dieng informe qu’il y aura une réunion de Secrétariat exécutif national «pour situer les responsabilités », car, «ces nervis ont été payés par des responsables du parti».

Ousmane Demba Kane

Lundi 7 Mars 2016 - 07:52



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