Ouverture d'une enquête après la mort d'un Norvégien dans une prison militaire de Kinshasa

La Norvège veut voir clair après le décès de l'un de ses ressortissants dans la prison militaire de Ndolo à Kinshasa. Tjostolv Moland, condamné à mort avec un compagnon anglo-norvégien Joshua French, a été retrouvé sans vie, dimanche 18 août, dans la cellule qu'il partageait avec lui depuis 2009. Tous deux, anciens militaires de l'armée norvégienne, ils étaient arrivés en RDC pour des raisons toujours peu claires, et avaient été accusés d'avoir tué leur chauffeur, de tentative de meurtre, d'espionnage, de vol à main armée et d'association des malfaiteurs. Oslo a annoncé, mardi 20 août, l'envoi de policiers sur place.



Joshua French (G) et Tjostolv Moland (D) avaient été accusés du meurtre de leur chauffeur congolais, de tentative de meurtre, d'espionnage et d'association de malfaiteurs et condamnés à mort par la cour militaire de Kisangani, en RDC. (photo de 2010) AFP PHOTO/ STRINGER
Joshua French (G) et Tjostolv Moland (D) avaient été accusés du meurtre de leur chauffeur congolais, de tentative de meurtre, d'espionnage et d'association de malfaiteurs et condamnés à mort par la cour militaire de Kisangani, en RDC. (photo de 2010) AFP PHOTO/ STRINGER
Geste désespéré ou suicide : la justice a ouvert une enquête pour déterminer les causes du décès de Tjostolv Moland, sujet norvégien retrouvé mort dimanche à la prison militaire de Ndolo en RDC. Le défunt partageait sa cellule avec Joshua French, un homme ayant une double nationalité britannique et norvégienne.
Anciens soldats de l’armée norvégienne, tous les deux avaient été condamnés à mort pour le meurtre de leur chauffeur, un Congolais, Abedi Kasongo, meurtre commis dans le parc d’Epulu, la réserve des okapis dans la province orientale.
Cohabitation problématique ?
Selon des sources bien renseignées, la cohabitation entre les deux détenus posait problème. Plusieurs fois, il aurait été question de les mettre dans des cellules séparées mais la chancellerie de Norvège à Kinshasa se serait opposée à cette solution.
Pour tirer au clair la cause du décès de Tjostolv Moland, Oslo a décidé d’envoyer à Kinshasa une équipe de la police criminelle. Cette équipe devra assister à l’autopsie qui sera pratiquée sur le cadavre de Moland. Et certainement aussi, visiter les lieux de détention ; la prison militaire de Ndolo a été récemment réhabilitée par les soins de l’Union européenne (UE).

Source : Rfi.fr
 

Dépéche

Mercredi 21 Août 2013 - 10:28



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