PDS sur la médiation pénale: "Toute personne convaincue d’avoir spolié le peuple de ses deniers doit en être châtiée"



PDS sur la médiation pénale: "Toute personne convaincue d’avoir spolié le peuple de ses deniers doit en être châtiée"
Les libéraux sont sur le pied de guerre. Même si plusieurs responsables libéraux sont mis en cause dans le dossier des biens mal acquis, le Parti démocratique sénégalais (Pds) rejette toute médiation pénale. « Aucune négociation, aucune restitution, ni de la totalité, ni d’une quelconque quotité de sommes volées au peuple ne saurait absoudre qui que ce soit. Toute personne convaincue d’avoir spolié le peuple de ses deniers doit en être châtiée », ont déclaré les libéraux au sortir de la réunion du comité directeur du Pds. Ils ont ajouté : « les hommes et les femmes qui ont adhéré à son programme sont assis sur un socle de valeurs élevant, entre autres, la vertu au rang de dogme ». Oumar Sarr et ses frères ont averti : « personne n’ose nous proposer une médiation pénale. Nous ne négocions rien ». Les libéraux accusent le nouveau régime de harcèlement, mais cela ne semble pas installer la peur dans le camp du Pds si on se fie à la déclaration du comité directeur. « Le gouvernement qui s’est acharné avec démesure sur certains responsables du PDS a tellement fait dans la fuite en avant et dans des combinaisons infâmes qu’il fera tout pour masquer son embarras. Les graves accusations contre les responsables de notre parti dans le seul dessein de masquer son incurie ne pourraient tenir lieu de politique », a dit le Pds. Pour les libéraux, « le moment est venu, pour rassurer l’opinion et les décideurs et convaincre les investisseurs, de libérer la justice des contraintes et manœuvres politiciennes et laisser en paix les personnes qui ont géré ce pays dans la vertu et arrêter le complot visant à les présenter comme des pilleurs ». Selon Oumar Sarr, le Comité Directeur a relèvé que « les seuls hommes politiques qui se sont enrichis depuis qu’ils exercent des responsabilités publiques sont, entre autres, le Président de la République (cf sa déclaration de patrimoine) et le Président de l’Assemblée Nationale (à hauteur de 100 milliards à raison de 5 milliards par an selon ses propres déclarations) ». « Si les autorités judiciaires et fiscales peuvent ne rien faire pour l’instant, le peuple, lui, a le droit d’être informé sur l’origine des biens de ceux qui le dirigent », a dit M. Sarr.


Samedi 9 Mars 2013 - 02:46



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