(PHOTOS) La culture du maïs, une opportunité en construction

Dans le cadre de tests de variétés introduites par la société TROPICASEM dans la Vallée du Fleuve Sénégal en collaboration avec la SAED, l’ISRA et l’Association des Producteurs de Maïs et Sorgho de la Vallée (APMSV), une journée d’exposition et de dégustation de produits à base de maïs a été organisée ce jeudi 12 mai 2011 dans les locaux de l’ITA. L’USAID/Projet Croissance Economique (USAID/PCE), en partenariat avec l’Institut de Technologie Alimentaire (ITA), des acteurs des secteurs privé et public ont présenté six variétés de maïs à la conquête du marché local.



(PHOTOS) La culture du maïs, une opportunité en construction
Le Directeur général de l’Institut de Technologie Alimentaire (ITA), le Dr Ababacar S. Ndoye a estimé que «nous sommes dans un contexte mondial où la demande en céréales et les prix ne cessent d’augmenter et le Sénégal importe près de la moitié des céréales qu’il consomme. Le gouvernement du Sénégal a initié beaucoup de programmes pour augmenter la production céréalière et réduire la dépendance par rapport à l’extérieur». Il a fait savoir que «la transformation et la consommation de nos céréales locales va contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et des revenus des producteurs et à la création d’emplois pour les différents acteurs de la filière». Selon lui, une des missions de l’ITA est de développer, à partir de nos productions locales, de nouveaux produits alimentaires et recettes qui soient d’une bonne valeur nutritive et adaptés au goût et au pouvoir d’achat des consommateurs sénégalais». C’est dans ce sens que l’ITA a présenté, sous forme d’exposition, six (6) variétés de maïs (PAN 10, PAN 12, SNK 2778, SNK 2911, Early Thaï et Synthetic C) transformées en produit fini (Pains ; Pains au lait ; Petits fours ; Gâteau marbré ; Gâteau à la noix de coco ; Crêpes sucrées ; Beignets au poisson ; Diouka ; Pizzas ; Crêpes fourrées ; Sanxal royal avec sauce viande ; Maïs au poisson).


(PHOTOS) La culture du maïs, une opportunité en construction
Dans un communiqué rendu public, les chercheurs indiquent qu’au Sénégal, «la culture du maïs se présente comme une opportunité en construction. Le principal enjeu est d’accroitre la productivité en champ, en conditions réelles, afin que le paysan cultivateur trouve dans l’adoption de nouvelles variétés un rendement et un gain financier supérieurs à exploitation de surfaces égales».

Le même document explique que «les variétés composites telles que Early Thaï et Synthetic C ont été respectivement homologuées 1983 et 1986 par l’ISRA et présentent des rendements de 3500 Kg/ha. Concernant les hybrides, introduites par TROPICASEM (PAN 10, 12 et 77), elles présentant des rendements de 6500 kg/ha. Pour les variétés hybrides introduites dans le cadre du programme maïs en 2003 (SNK 2778 et SNK 2911) elles présentent des rendements de 6 à 8 tonnes par hectare en conditions paysannes».

(PHOTOS) La culture du maïs, une opportunité en construction
La semence étant un maillon essentiel, le projet a retenu 6 variétés sélectionnées hors OGM (organismes génétiquement modifiés) et mis en place des essais PVS (Participative Varietal Selection) pour que le choix définitif des meilleures variétés insuffisamment connues du public concerné soit effectué de manière participative avec les producteurs, les industriels, les structures d’encadrement. Le document informe que «les choix des producteurs se sont portés sur les hybrides, donc issus de croisements naturels, offrant une productivité supérieure aux semences traditionnelles».

A l’heure des résultats, les essais dans la Vallée du Fleuve (Matam, Podor, Bakel, Dagana) lors de la saison dernière ont donné un premier rendement de 8 tonnes et plus à l’hectare, là où les anciennes semences donnaient une moyenne de 3,5 tonnes à l’hectare.

Papa Mamadou Diéry Diallo

Jeudi 12 Mai 2011 - 15:48



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