PS : Un parti, deux visions.

Est-ce une preuve de démocratie ou une mésentente entre «socialistes» ? Ceux qui ont assisté à la présentation et au vote du projet de loi portant modification du règlement intérieur de l’Assemblée nationale pourraient se poser cette question, au vu du déroulement des débats, hier à l’hémicycle.



PS : Un parti, deux visions.
L’entente n’était pas eu rendez-vous hier, au Parti socialiste (Ps). En effet, les socialistes qui défendaient le projet de loi portant modification du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, et ceux qui la combattaient se sont fait face. Aïssata Tall Sall qui fait partie de ces derniers, n’a pas mâché ses mots pour dénoncer cette proposition de loi : «Cette loi est juridiquement insoutenable, politiquement indéfendable et historiquement injustifiable», a-t-elle déclaré. Et de poursuivre : «cette exposé des motif relève d’un «galimatias» juridique. On devrait avoir honte de présenter un tel exposé de motif devant une Assemblée nationale telle que la nôtre». S’est-elle emportée.

 Et pourtant, l’un de ceux qui ont porté le projet de loi, Cheikh Seck, est un socialiste. Ce dernier, quant à lui, est d’avis que le projet de loi est une expression d’une démocratie longtemps mise en péril par le régime de Me Abdoulaye Wade. «L’Assemblée nationale ne peut pas avoir une meilleure loi que celle-ci», a-t-il déclaré. Selon lui, cette loi vient corriger un tort avec le mandat du président de l’Assemblée qui est ramené de 1 à 5 ans, la parité dans le bureau et les commissions de l’hémicycle entre autres.

Ousmane Demba Kane

Mardi 30 Juin 2015 - 10:33



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