PSG Laurent Blanc, de béni à banni



PSG Laurent Blanc, de béni à banni

Il ne lui aura donc fallu que 90 minutes pour perdre tout son crédit. Ou plutôt trois petites, les dernières du match à Chelsea, mardi soir, et ce but de Demba Ba pour les Blues synonyme d’élimination pour les Parisiens (2-0). A peine le coup de sifflet final donné, l’avenir de Laurent Blanc était déjà sur toutes les lèvres. Faut-il le prolonger quand même ? Faut-il tout simplement s’en séparer ? Le débat a fleuri de partout. Celui qui était indiscutable il y a à peine 48 heures de ça, qui a eu le mérite de donner une réelle identité de jeu au PSG en quelques mois, est devenu un moins que rien en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire.

Bien sûr, l'ancien sélectionneur des Bleus a sa part de responsabilité dans l'échec parisien. Mais il n'est pas le seul.

Bien sûr, l’ancien sélectionneur des Bleus a sa part de responsabilité dans l’échec parisien. Il aurait pu titulariser Cabaye à la place de Verratti. Il n’aurait peut-être pas dû sortir Lavezzi, le seul joueur offensif à avoir tenu son rang, mais plutôt un Lucas insignifiant. Son discours n’a peut-être pas été assez musclé, aussi. Après coup, on peut tout remettre en cause. Mais le Cévenol ne peut pas être tenu pour seul responsable du non-match de ses joueurs. Tous, ou presque, ont pêché. Dans l’envie, l’engagement, voire la rébellion. Comme on dit de l’autre côté des Pyrénées, ils ont tout simplement manqué de «cojones», au contraire de leurs adversaires. Le milieu à trois qui fait les beaux jours de l’équipe depuis l’été dernier était mardi aux abonnés absents. Quelques jours après s’être plaint de son placement sur le côté droit de l’attaque (sans parler du timing, qui n’était certainement pas le bon), Cavani a lui traversé le match comme un fantôme. Même chose pour Lucas, qui s’est entêté à essayer d’avancer tête baissée.

On pourra donc reprocher au technicien parisien de ne pas avoir su trouver les mots pour transcender ses troupes. Mais, quand on joue un quart de finale de Ligue des champions, a-t-on vraiment besoin du discours du coach pour trouver la motivation ? Pas sûr… Bref, cet échec est l’échec de tous. Du staff, mais aussi des joueurs. Ce PSG version qatarie n’a finalement que trois ans. Il est encore jeune, très jeune. Et il a encore beaucoup à apprendre pour espérer s’asseoir un jour sur le toit de l’Europe. Il l’a vérifié mercredi soir à Stamford Bridge. Son coach aussi. Tout peut s’acheter, sauf l’expérience. Là, il faut du temps. Et c’est peut-être ça qui lui manque le plus, finalement…



Francefoot

Jeudi 10 Avril 2014 - 16:50



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