«Papou» raconte sa fille, «Zeynouch »



«Papou» raconte sa fille, «Zeynouch »
Nabou pour ses parents, Zeyna pour ses amis, Seynabou Ndoye nous est contée par son «Papou», ce proche de l’une des trois (3) sénégalaises mortes au Maroc. Qui au Sénégal n’a pas été atteint ce 7 avril par cette triste nouvelle de la mort d’Adja Arame et Sophie, les sœurs Gueye et Seynabou Ndoye qui ont été retrouvées inertes et sans vie dans leur appartement à Casablanca ? Très souvent attendue, même la réaction du gouvernement n'a pas tardé. La fuite de gaz est la première thèse évoquée avant celle de l’empoisonnement. N’y tenant plus, « Papou » rend hommage à sa "regrettée fille". «Notre premier contact fut des plus chaleureux, nous avons partagé des moments si intenses… », marque le proche qui décrit «une fille d’une gentillesse exquise». Pourtant, ils se sont connus ce mois de mars.


Les témoignages sont unanimes, «toute la famille dit qu’elle est la plus polie». «Machallah-Inchallah» (C'est joli, c'est beau, c'est bien...pour Machallah), "Si Dieu le veut pour Inchallah) étaient des refrains dans sa bouche. Partie à la fleur de l’âge à 25 ans, «Zeynouch» pour «Papou » a quitté le Sénégal un matin de novembre 2012 pour aller au Maroc pour y entamer une carrière de «téléopératrice», après avoir obtenu son baccalauréat à ITECOM et subie une formation en esthétique. Ils se sont entretenus dans la nuit du dimanche 5 avril, la veille du drame, «Papou» raconte ce dernier coup de fil :


«On s’est très longuement entretenus.  On s’est fait plein de bisous, elle m’a appelé «Papou», je l’ai appelé «Zeynouch», on s’est souhaités bonne nuit en se donnant rendez-vous pour un prochain coup de fil…C’était vraiment très fort».  C’est ainsi que lorsque la « bombe » est tombée, «Papou» est restée longtemps prostré sur son siège. Il n’y croyait pas.  Mais souligne le "père éploré": «Elle s'est plainte de toux du fait de la fatigue ou de la grippe », disait-elle. Et «elle ne voulait pas en parler à sa maman car ne voulant pas l’inquiéter outre mesure». Aux côtés des sœurs Gueye, Seynabou Ndoye s’en est allée mardi dernier au Maroc. «Depuis lors nous soutenons tous ta maman qui reste inconsolable tout comme moi », pleure «Papou».
 


Vendredi 10 Avril 2015 - 01:45



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