Par peur bleue de la prison, Wade devient l'exutoire des libéraux traqués par la CREI

L’ancien chef de l’Etat, Abdoulaye Wade a bon dos. Il invoqué par presque tous ceux qui passent devant les magistrats de la CREI. Ces responsables libéraux, anciens ministres, anciens DG ou d’hautes autorités se déchargent sur Wade-père sur quasiment toutes les questions. Tous les moyens semblent être bons pour ces personnalités d’éviter la prison.



Par peur bleue de la prison, Wade devient l'exutoire des libéraux traqués par la CREI
Aussi bien la Commission d’instruction que le parquet de la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI) commencent sérieusement à avoir des problèmes. Les prévenus ou les témoins qui sont convoqués et interrogés dans le cadre de la traque des biens supposés mal acquis se défaussent sur l’ancien président de la République. «C’est le président Wade qui m’a donné des instructions, c’est lui qui m’a donné les fonds….», ces phrases sont devenues une litanie pour les magistrats de la CREI. Les dernières personnalités libérales à s’être recroqueviller dans les basques de l’ancien chef d’Etat sont les anciens président de l’Assemblée nationale.
 
Pape Diop et Mamadou Seck ont mouillé Abdoulaye Wade lors de leur face à face avec les magistrats de la CREI. Aussi bien pour l’affaire de Canal info que de AHS. Ces anciens présidents de l’Assemblée nationale ont fait savoir que «c’est le président Abdoulaye Wade qui leur a donné des instructions pour avaliser la mise en place de la société». Ils ont aussi affirmé que l’ancien président aurait pesé de tout son poids pour faire bénéficier à AHS de juteux marchés.   

Jean Louis DJIBA

Mercredi 28 Août 2013 - 15:06



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