Parcelles Assainies : Le maire Moussa Sy organise la mue des taxis "clandos"

Va-t-on vers une formalisation des taxis clandestins collectifs ? Aux Parcelles Assainis, le maire Moussa Sy a décidé de les inclure dans son projet de désengorger les rues de sa commune, en les réorganisant.



Parcelles Assainies : Le maire Moussa Sy organise la mue des taxis "clandos"
Les taxis "clandos" auront dans les mois qui viennent des espaces réservés pour le stationnement et même une place dans la gare routière qui verra le jour aux Parcelles Assainies. Le maire Moussa Sy a tout bonnement décidé de les intégrer dans son plan de désengorgement de sa commune. La réorganisation a déjà débuté avec l'aménagement d'espace dans les des coins stratégiques de ladite commune pour faciliter le transport des habitants et éviter les embouteillages.

Selon Moussa Sy, le nouveau système mis en place à l'Ecole Dior est un test pour réaménager le système des taxis collectifs et autres moyens de transport. Il compte d'ailleurs engager le chantier de la réorganisation du parking de ces taxis dits "clandos", en collaboration avec le Conseil exécutif des transporteurs urbains de Dakar (Cetud). "Il y a toute une réflexion qui est en cours pour la modernisation de l'ancienne gare routière près du terminus Dakar Dem Dikk (DDD). L'appel d'offres pour réaménager la nouvelle gare est en cours. Des réunions vont se tenir prochainement autour du Préfet pour définir la marche à suivre. Ces rencontres vont regrouper tous les acteurs. On est en train de faire le recensement de tous les taxis collectifs. Nous attendons le mois d'octobre pour définir un plan de circulation qui concerne les principaux points de départ des taxis collectifs (Case Bi, Eglise, Police Unité 7...). On va aussi trouver des sites pour les accueillir afin qu'ils puissent mener à bien leur activité", a expliqué Moussa Sy.

Les acteurs de ce milieu qui courent derrière les autorités pour une formalisation de leur activité sont en phase avec le maire des Parcelles Assainies et appellent l'Etat à reconsidérer leur statut. "Quand on parle de clando, on pense plutôt à la clandestinité et l'illégalité dans l'activité des transports. Nous voulons être en règle. Nous voulons que l'Etat nous dise la somme à verser au trésor public et qu'en contrepartie, les autorités nous fournissent des papiers, pour qu'on puisse notre métier comme les taxis", a indiqué Niambé Sylla, le président du regroupement des chauffeurs du garage Dior-Yoff.
 

AYOBA FAYE

Samedi 24 Juin 2017 - 11:06



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