Paris et Tokyo veulent sceller un partenariat stratégique exceptionnel

Un partenariat stratégique exceptionnel : c'est ce que Paris et Tokyo scellent aujourd'hui à l'occasion de la visite en France des ministres japonais de la Défense et des Affaires étrangères. Exceptionnel, puisqu'il n'existe qu'un seul autre partenariat de ce type, 2+2, avec la Russie. Après une étape hier à Madrid, les Japonais se tournent vers la France pour renforcer leurs appuis sur la scène internationale face à la concurrence de leur puissant voisin chinois.



A Tokyo, le 9 janvier 2014. les échanges économiques forment une large part des discussions franco-japonaises. REUTERS/Yuya Shino
A Tokyo, le 9 janvier 2014. les échanges économiques forment une large part des discussions franco-japonaises. REUTERS/Yuya Shino

Une large part des discussions franco-japonaises est consacrée ce jeudi 9 janvier au matin à la coopération sur les crises internationales, notamment les crises africaines. Le Japon est engagé sur le dossier malien à hauteur de 735 millions d'euros, il intervient sur plusieurs autres fronts et Tokyo a apporté son soutien politique à la France dans la crise centrafricaine. Sur ce dernier dossier, Paris espère également un soutien financier.
 

Acheter du matériel français ?
 

Une nouveauté sur le plan économique et commercial : elle concerne les équipements de défense. Car, comme le soulignent les diplomates français, l’évolution de la politique nipponne ouvre de nouvelles perspectives en la matière. La volonté du Premier ministre Shinzo Abe de modifier la Constitution permettrait de renforcer l’indépendance militaire du pays. Donc d’acheter du matériel français.
 

Pas question de donner des leçons
 

Le Japon se sent menacé par l’expansionnisme de la Chine, très offensive dans le conflit territorial autour des îles Senkaku. Mais les positions nationalistes de Shinzo Abe - comme sa récente visite au sanctuaire militaire de Yasukuni - ne jouent pas dans le sens de l’apaisement. Au point que l’allié américain a jugé nécessaire d’appeler Tokyo à calmer le jeu.
 

Côté français la doctrine est claire. Pas question de donner des leçons, ni de prendre position entre la Chine et le Japon, deux partenaires incontournables.

Source : Rfi.fr
 



Jeudi 9 Janvier 2014 - 09:24



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