Parution-«Le traitement de la cybercriminalité devant le juge: l'exemple du Sénégal» : Un "bréviaire" pour une normalisation de la lutte contre la cyberdélinquance



Avec la parution  de « Le traitement de la cybercriminalité devant le juge : l'exemple du Sénégal » du magistrat Pape Assane Touré, c’est une nouvelle pierre qui a été apportée à  l’édifice de la lutte contre la cybercriminalité.

L’objectif de cette œuvre, parue aux éditions Harmattan, est selon son auteur, par ailleurs conseiller technique au ministère de la justice  d'apporter des éléments de réponse au plan juridique à la lutte contre la cybercriminalité.

« Ce livre tente  d'apporter des éléments de réponse au plan juridique dans la lutte contre la cybercriminalité, a-t-il expliqué   lors de la cérémonie de dédicace, ce samedi. Il n'est pas possible d'apporter des réponses techniques ou économiques cependant, l'ouvrage a tenté d'apporter des réponses juridiques à la cybercriminalité mais une fois devant le juge ». 

Réprimer la cybercriminalité n’est en effet pas chose aisée. Cette nouvelle forme de délinquance, caractérisée par l’immatérialité de son objet,  sa nature planétaire et l’anonymat qu’elle offre à ses auteurs comme l’explique Pape Assane Touré « n’est pas un mythe mais bien  une réalité ».

Et pour faire face à ce défi qu’est de barrer la route aux cybercriminels, Dr Touré pense que « nous devons insister sur la nécessité d'avoir un cadre juridique approprié ». Un cadre juridique certes déjà existant au Sénégal « mais il importe  d'avoir un juge qui ose aller au-delà des faits pour trouver des solutions originales au phénomène de la cybercriminalité».


Me Sidiki Kaba, présent à la cérémonie de dédicace a salué le travail de l’auteur qu’il qualifie d’ « une bonne base pour aller de l'avant afin de  comprendre les instruments et les outils pour une répression adéquate de la délinquance sur internet »

"La cybercriminalité est une des formes modernes de la délinquance que nous avons pu voir avec l'avènement de la société numérique. Et on ne peut pas utiliser des instruments classiques contre ces personnes qui commettent ces crimes", a déclaré la garde des sceaux.
La cérémonie de dédicace, a vu la présence de magistrats, d'avocats et de membres de la famille du magistrat.


Samedi 22 Novembre 2014 - 23:28



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