Passage de Mahammad Dionne à l’hémicycle: la répartition des questions indispose Rewmi



«Sur la légalité de la séance plénière devant accueillir le Premier ministre », intitule dans son intervention, le chargé de communication de la formation Orange d’Idrissa Seck. «La conférence des présidents de l'Assemblée nationale a décidé d'organiser les débats lors du passage du Premier ministre le 12 mars. Cette décision souveraine trouve sa justification à l'article 68 alinéa 4 du règlement intérieur. En mettant en œuvre ses prérogatives, cette instance de l'Assemblée nationale a décidé de fixer le nombre de questions à poser au Premier ministre à 14 et de les répartir ainsi qu'il suit: Groupe Benno Bokk Yaakaar  (BBY): 10, Groupe libéral: 3, Non-inscrits: 1», souligne Thierno Bocoum qui ne cache pas sa colère:
 

«Cette décision de fixer le nombre de questions que les députés doivent poser au Premier ministre ne repose sur aucune base légale. Elle est donc nulle et non avenue ». Selon lui : «En admettant exceptionnellement que les débats soient organisés (le débat législatif étant libre (article 68 alinéa 3), le règlement intérieur de l'Assemblée nationale fixe de manière claire les modalités d'organisation des débats par la conférence des présidents. Celle-ci doit "indiquer la durée de la discussion en séance plénière et la répartition du temps de parole entre les groupes et les non-inscrits." Article 68 alinéa 4 ».  


«Il devait donc s'agir, pour la conférence des présidents, de se limiter à répartir le temps de parole après avoir indiqué la durée de la discussion en séance plénière. Il reviendra alors aux groupes et aux non-inscrits de dresser les listes des orateurs en tenant compte du temps dévolu et de les déposer sur le bureau, un quart d'heure avant la séance plénière (article 68 alinéa 5). Ils pourront, à cet effet, poser autant de questions que leur autorise leur temps de parole », publie sur facebook, le remwiste selon qui, «en décidant de limiter le nombre de questions à poser au Premier ministre, la conférence des présidents de l'assemblée nationale à outrepasser ses prérogatives et a violé la loi. Elle pose, en même temps, un acte liberticide qui confine l'écrasante majorité des députés (136/150) dans un rôle de spectateurs et de "décor parlementaire" au service d'une propagande gouvernementale».
 


Mardi 10 Mars 2015 - 20:41



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