Pénurie d’eau : Macky « ré accélère » la cadence



Pénurie d’eau : Macky « ré accélère » la cadence
C’était le deuxième point abordé en conseil des ministres d’hier mercredi. Ce, après que le Chef de l’Etat a tenu à exprimer sa compassion et son soutien aux populations de la région de Matam (Dabia, Mogo Ciré, Nabadji, Bokidiawé, Nobadji Civol, Dounga Ouro Alpha, Ndouloumadji….), durement touchées par des inondations la semaine dernière, à la suite de fortes précipitations et a regretté les décès liés à cette situation, salué la mémoire des disparus.  Avant d’engager le Gouvernement à apporter, sans délai, l’appui et l’accompagnement nécessaires aux personnes touchées.  Et de s’assurer de la réhabilitation des infrastructures routières endommagées ainsi que du rétablissement, en urgence, de la circulation routière sur le tronçon concerné de la RN2. Pour Macky, dans un tel contexte, le Gouvernement doit  faire preuve de vigilance, de réactivité et de célérité dans la gestion des situations d’urgence dues aux inondations de la période d’hivernage. Ce sujet évacué, le successeur de Wade de communiquer sur les pénuries d’eau de retour dans la capitale sénégalaise.


Question que Macky nomme, « prise en charge prioritaire du secteur de l’hydraulique », pour lequel « il a recommandé  une gestion plus stratégique, comme tenu de la place centrale de l’eau, tant en milieu urbain que rural ». Sous ce rapport, le Chef de l’Etat a demandé la résorption rapide des retards d’investissement dans les ouvrages, en milieu urbain (interventions de la SONES) comme en zone rurale (interventions de la Direction de l’Hydraulique). Concernant le volet accès à l’eau en milieu urbain, il a invité le Gouvernement à lui faire le point sur : l’état de prise en charge des conclusions de l’audit technique et financier des ouvrages de la SONES (Keur Momar Sarr, Ngnith, Carmel, Sébikotane, etc.) ; l’état d’avancement des projets d’investissement de l’Etat vis-à-vis de la SONES, de la SDE et de l’ONAS dans l’optique d’un équilibre économique et financier durable du sous-secteur. Par ailleurs, le Chef de l’Etat a également demandé le point sur les questions suivantes : le programme de réalisation des branchements sociaux sur l’étendue du territoire national ; l’approvisionnement en eau des maraîchers des Niayes ainsi que les subventions accordées par l’Etat avec l’application du tarif maraîcher ; la sécurisation des ouvrages d’alimentation en eau potable du lac de Guiers, outre les actions de préservation de la qualité des eaux ainsi que la desserte des villages polarisés ; la gestion de la qualité de l’eau distribuée dans la banlieue et dans le bassin arachidier.

 
L’impact de l’Acte 3 de la Décentralisation, notamment la communalisation intégrale sur l’extension du périmètre affermé et la place effective des collectivités locales dans le capital de la société de patrimoine  SONES ; l’agenda d’exécution des projets d’unités de dessalement de l’eau de mer (offres reçues, contraintes techniques et financières relevées) ; la mise en place d’une Autorité de régulation du secteur Eau et Assainissement. Et se penchant sur l’accès à l’eau en milieu rural, le Chef de l’Etat a invité le Gouvernement à lui faire le compte rendu exhaustif des points suivants : la situation réelle du parc national des forages et des renouvellements engagés ou envisagés ; l’état de mise en œuvre du programme national de réalisation de 300 forages, dont 75 forages pastoraux ; l’état d’avancement du projet de réhabilitation du réseau hydrographique national ; les projets d’alimentation en eau potable de Touba (Touba Boggo), des îles du Saloum et de la Basse Casamance.

 
Le Président de la République a en outre souhaité l’intensification des initiatives visant le succès de la réforme de l’hydraulique rurale, avec notamment la mise en place des délégations de service par zone et la création de l’Office national des Forages ruraux (OFOR), destiné à prendre le relais de la Direction de l’Exploitation et de la Maintenance (DEM). Il a aussi invité le Gouvernement à veiller à l’adoption très prochaine du nouveau code de l’eau et de la stratégie nationale post-OMD, conformément à la vision africaine de l’eau.


Jeudi 17 Juillet 2014 - 11:53



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