Pénurie d’eau : Taxaw Temm d'Ibrahima Fall s’indigne

Après sa sortie très critique contre la nomination d’Abdoulaye Daouda Diallo, un responsable de l’Alliance pour la République (APR) au ministère de l’Intérieur. Ce, à quelques mois des prochaines élections locales qui pointent à l’horizon mars 2014, Taxaw Temm se signale au président Sall sur la pénurie d’eau. Ibrahima Fall qui s’indigne de la pénurie d’eau, cette « crise qui traduit l’échec des politiques publiques dans ce secteur » ne manque pas d’ « exprimer toute sa solidarité et sa compassion » au « peuple meurtri par cette épreuve douloureuse imposée par l’Etat, la SONES et la SDE ».



Pénurie d’eau : Taxaw Temm d'Ibrahima Fall s’indigne
Lors de sa dernière réunion hebdomadaire, Taxaw Temm dirigé par le Pr Ibrahima Fall, a apprécié entre autres questions, celle de la pénurie d’eau qui a affecté les populations de Dakar et de sa banlieue.

Taxaw Temm tient à exprimer toute sa solidarité et sa compassion à notre peuple meurtri par cette épreuve douloureuse imposée par l’Etat, la SONES et la SDE. Il félicite les techniciens qui n’ont ménagé aucun effort, et ont donné le meilleur d’eux-mêmes dans cette crise qui  traduit l’échec des politiques publiques dans ce secteur. En effet, l’Etat ne s’est jamais doté d’une véritable politique efficiente d’approvisionnement en eau et en électricité, pas plus qu’il n’a travaillé à l’autonomie, vitale pourtant, de ces deux secteurs.

Taxaw Temm, comme nombre de citoyens, et particulièrement les jeunes, s’est indigné, avec raison, de cette situation qui ne relève ni de la fatalité ni d’une catastrophe naturelle, mais bien plutôt des manquements et de l’absence de vision des différents régimes qui se sont succédé à la tête de l’Etat. En ce troisième millénaire, les sénégalais, qu’ils soient des villes ou des villages sont en droit d’exiger que ce besoin primaire en eau potable soit satisfait et sécurisé.

Pour Taxaw Temm il s’agit d’une des crises les plus graves qu’a connue le pays car ses répercussions sont économiques, politiques et sociales. Elle met à jour la vulnérabilité et la dépendance de notre pays vis-à-vis de l’étranger. Cela pose donc, avec acuité, le problème de la sécurité générale, tant civile que militaire de notre pays, en temps de paix comme en cas de conflit. Pour Taxaw Temm des assises sur la crise énergétique et celle de l’eau doivent être menées de toute urgence, ces questions relevant de la sécurité nationale.

Pour Taxaw Temm, l’Etat a failli en privatisant les secteurs névralgiques que sont l’eau, l’électricité, les télécommunications, les chemins de fer, etc. qui relèvent de la souveraineté nationale. C’est pourquoi Taxaw Temm demande le retour ou le maintien de tels secteurs dans le giron de l’Etat. Le Sénégal a besoin que d’entreprises nationales de cette envergure soient gérées, non pas par une clientèle politique, mais par des patriotes, professionnels et compétents dans leur domaine. Ces entreprises doivent être pilotes afin de tirer l’économie et le social vers le haut par la création d’emplois grâce à un maillage de PME sous-traitantes. Pour Taxaw Temm, il faut privilégier, pour le développement de ces secteurs, des partenariats et des fusions-acquisitions avec des entreprises africaines du même type dans la zone CEDEAO. C’est dans cette intégration sous régionale, que se trouvent les leviers indispensables pour sortir du sous-développement.

Cette crise démontre la nécessité d’un véritable aménagement du territoire concerté et capable de prendre en charge toutes les infrastructures de base des zones urbaines et rurales du pays. Pour le projet évoqué de dessalement de l’eau de mer, Taxaw Temm considère qu’il serait d’abord trop coûteux en énergie et risquerait, à long terme de déséquilibrer l’écosystème marin. Taxaw Temm préconise plutôt de réfléchir sur le recueil, le traitement et la conservation des eaux pluviales sur l’ensemble du territoire national. Cela permettrait au pays de disposer en plus de suffisamment d’eau tant pour la consommation courante des ménages que pour les cultures irriguées ou de contre saison.

Enfin, pour TaxawTemm, il importe pour cet incident majeur, de situer les degrés de responsabilité des uns et des autres et prendre des sanctions ; il faudra aussi procéder à l’audit de toutes les infrastructures névralgiques du pays pour les sécuriser avec des dispositifs dupliqués, et éventuellement apporter des modifications permettant d’éviter des dysfonctionnements du type de l’usine de keur Momar Sarr.


Lundi 7 Octobre 2013 - 20:05



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