Pénurie d’eau : pourquoi le PS a perdu une occasion de se taire ?-Les accusations du PDS

Bien que souscrite dans la plupart des localités de la capitale dakaroise, la pénurie d’eau continue sous forme de guerre de chiffonniers entre le Parti Socialiste (PS) et le Parti Démocratique Sénégalais (PDS). Oumar Sarr et Cie qui répliquent à la formation d’Ousmane Tanor Dieng qui accuse leur régime sous Wade d’être au cœur de la pénible situation de mise une vingtaine de jours sous nos cieux, ne manquent pas d’asséner que « le PS a perdu une bonne occasion de se taire » avant de lâcher chiffres en appui « comment vers la fin des 40 ans de règne de Senghor et Diouf, l’eau était devenue une denrée rare ».



Pénurie d’eau :  pourquoi le PS a perdu une occasion de se taire ?-Les accusations du PDS
« Dans un communiqué poussif, sous des oripeaux pédantesques, historicistes et technicistes, le PS est revenu sur la pénurie de l’eau et,  comme le gouvernement de Macky SALL les accuse de ne pas monter au front pour le défendre, il a osé accuser le régime du Président Wade d’être le responsable. Décidément, le PS est resté le même depuis des décennies avec ses techniques de mensonge et de délation connues de tous. Le régime du Président Wade serait responsable parce que d’une part il s’est tu quand la situation actionnariale s’est modifiée au sein de SDE avant FINAGESTION, filiale de BOUYGUES, qui a remplacé la SAUR, et d’autre part il savait que la pièce défectueuse à l’origine de « l’incident » (dixit) était défectueuse et il fallait demander à la société Degrémont de changer la pièce, en application de la garantie décennale » tranche les libéraux qui, pour éclairer l’opinion, reviennent sur ces « deux faits avant de faire le point définitif sur le dossier au 25 mars 2012, sur SDE, l’affermage, les avenants et l’actionnariat ».

« Vers la fin des  40 ans de règne du PS, l’eau était devenue une denrée rare et face à cette crise sans précédent, les bailleurs de fonds avaient exigé une réforme sérieuse avant de mettre en place des financements. C’est ainsi que trois entités distinctes furent créées (SONES, SDE, ONAS). Concernant la SDE, les bailleurs avaient exigé la sélection d’une structure privée. C’est ainsi qu’une sélection fut faite et l’affermage fut attribué à SDE pour une période de 10 ans, renouvelable par tranches de 5 ans. Il faut noter à ce propos qu’au départ, en 1996, les actions étaient ainsi réparties : 51% SAUR (Bouygues), 5% Etat, 5% Personnel, 39% Privés sénégalais.
 
Les privés sénégalais étaient principalement des gens proches du parti socialiste. Dans le temps, avec la modification du capital et le choix de Bouygues de vendre ces actions à Finagestion, le capital est ainsi réparti : 62,8% FINAGESTION, 5% Etat, 32,2% privés sénégalais (les porteurs de valises et autres prête-noms de dirigeants du PS étant toujours dans le capital) ».
 
Toutefois, « au moment de la modification de l’actionnariat, le régime de Wade était en train de réfléchir et de proposer une autre alternative ».
 
A cet effet, « le contrat d’affermage a été modifié à plusieurs reprises à travers des avenants. D’ailleurs, l’ambassade de France a informé l’opinion publique sénégalaise que, sur proposition de la SONES, la SDE a envoyé un bon de commande de la pièce incriminée à Degrémont. La coopération française va payer, et la SONES remboursera la dette rétrocédée. La France a précisé, par cet acte, les responsabilités. Pourquoi d’ailleurs des audits ? Tout est clair. « Allez voir ailleurs » semble dire la France », tranche le PDS qui enfonce le clou.
 
« Sur les propositions du président Wade au 25 mars 2012, à la fin du contrat de SDE, le Président a pensé qu’il était temps de changer le paradigme de la gestion au Sénégal. Le contrat avec SDE est un affermage plusieurs types de contrats sont possibles pour l’exploitation de l’AEP en milieu urbain, allant de contrats de management ou de régie à des concessions intégrales, en passant par des schémas intermédiaires de type affermage, affermage concessif etc. Ce qui était gênant pour le Président Wade, c’était le niveau faible d’investissements auquel était assujettie la SDE (renouvellement d’une partie des branchements, des canalisations et du matériel électromécanique) ».
 
Ainsi, le « Président a proposé à SDE un schéma qui rassemblait à  l’affermage concessif et qui pouvait être transformé en concession avec fonds de travaux. La SDE ne devait plus seulement exploiter et distribuer les chiffres d’affaires mais aussi réaliser et gérer des investissements lourds. L’avenant signé prolongeait le contrat d’un an et demi, mais demandait à SDE de trouver le financement pour réaliser une usine de dessalement de Dakar avec de l’énergie solaire et une usine de dessalement dans la petite côte, et demandait à la SDE de proposer un plan d’investissement de l’eau pour les 30 prochaines années et, sur cette base, un nouveau contrat pouvait être envisagé, contrat qui pouvait intégrer des aspects liés à l’assainissement », indiquent Oumar Sarr et Cie qui dénoncent que « l’ accident de septembre 2013 est dû en partie à cette bicéphalie dans la gestion des investissements. La gestion du patrimoine et des gros investissements relèvent de la SONES et la SDE s’occupe des réparations des compteurs et des branchements domiciliaires et de quelques renouvellements. La SDE aurait agi immédiatement dans le schéma proposé par Wade sans attendre la SONES et l’Etat.
 
« On peut dire sans se tromper qu’avec le schéma de Wade, l’accident n’aurait jamais eu lieu. Il y a eu à l’époque beaucoup d’articles téléguidés dans la presse mais ce que nous expliquons peut être vérifié auprès de la SDE. En plus, sous WADE, de 2003 à 2012, pendant 10 ans, l’eau n’a pas augmenté d’un centime » estiment les libéraux qui, pour finir, concluent en ses termes.
 
« Le PS comme il nous l’a démontré  avec ces  40 ans de surplace, de manque de vision, de carence patriotique nous sert  cette assertion  que « les pays qui ont opté pour une certaine  technologie sont plus souvent producteurs de pétrole ou de gaz et disposent, à ce titre, d’une énergie bon marché.  Voilà le type de parti avec pour creuset des idées limitées  qui ont bloqué ce pays des indépendances aux années 2000 par leur manque d’ambition… ». 


Lundi 7 Octobre 2013 - 12:21



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