Pétition: Abdoul Latif Aïdara demande à l'ONU de relire le principe d’autodétermination

Enseignant-chercheur au Centre d’Etudes Diplomatiques et Stratégiques (CEDS) et expert en géopolitique des conflits et environnement sécuritaire des Etats, Abdoul Latif Aïdara se trouve présentement à New York. Le Directeur de l’Observatoire des Menaces terroristes des Radicalismes, des Risques criminels et cindyniques- OM2R- du CEDS de Dakar
a demandé aux Nations-Unies (ONU) de relire le principe d’autodétermination à la lumière de la nouvelle donne sécuritaire. Pressafrik.com vous livre le texte complet et définitif de la pétition.



Pétition: Abdoul Latif Aïdara demande à l'ONU de relire le principe d’autodétermination
«S’adapter aux mutations géostratégiques caractéristiques du 21e siècle, en appliquant l’autonomie renforcée proposée par le Royaume du Maroc, pour régler la question du Sahara»

Monsieur le Président, mesdames et messieurs,
J’ai l’honneur de poser aujourd’hui le débat sur les relations entre l’autodétermination et l’autonomie, en rapport avec l’initiative marocaine pour l’autonomie du « Western Sahara ». Les résolutions onusiennes qui ont consacré l’autodétermination avec des garde-fous, les 1514, 1541 et 2625 sont vieilles de 56 ans.

Aujourd’hui il faut se rendre à l’évidence, le monde a changé et le monde Westphalien est dépassé ; il est urgent de relire le droit à l’autodétermination à la lumière d’un paramètre devenu déterminant : LA SECURITE qui s’est imposées comme éléments structurels du nouveau monde.      

Mesdames et messieurs, l’autodétermination est devenue crisogène et criminogène ; désintégration dans son essence, elle accélère dans son élan la décomposition sociale ; Il est temps de l’adapter au  monde nouveau, en faisant une « autodétermination démocratique », c’est-à-dire une vraie autonomie, dans le cadre de grands ensembles souverains et sécurisés.    

En conséquence, l’ONU doit elle continuer d’accepter au nom de l’autodétermination, qu’un Etat se réduise à un Président de la République, un drapeau, un hymne national, un siège à l’ONU, sans être capable de remplir ses obligations d’Etat en matière de sécurité, ni envers sa population ni envers ses voisins ; Encore qu’il ne s’agisse pas, dans le cas du Sahara marocain, d’un Etat au sens du droit international, mais de projets de groupes autoproclamés résidant en dehors du territoire revendiqué, financés et instrumentalisés par un pays voisin ;    
       
Mesdames messieurs, l’initiative Marocaine pour l’autonomie du Sahara est une forme réaliste et moderne d’autodétermination adaptée à la réalité internationale ; elle institutionnalise le droit des marocains du Sahara à s’autogérer dignement, à travers des organes législatifs, exécutifs et judiciaires ; Seules les prérogatives régaliennes et les attributions constitutionnelles et religieuses de Sa Majesté le Roi du Maroc sont préservées de la péréquation.

D’ailleurs, l’annonce de l’initiative par Sa Majesté le Roi du Maroc qui a déjà prévu 7,7 milliards de Dollars pour le développent des régions du Sud, a favorisé le retour dans leurs foyers de plusieurs sahraouis qui étaient « séquestrés dans les camps de  Tindouf » et évité leur engagement dans le terrorisme; rappelons à cet égard que l’émir de l’Etat Islamique (DAECH) au «Grand Sahara» est issu du Front Polisario.

Monsieur le Président, honorables membres de la 4ème commission, au nom de la volonté plusieurs fois affirmée des populations sahraouis de demeurer marocains,  -au nom  de la stabilité de la sous-région déjà très éprouvée par le terrorisme,                            

Je vous demande de faire radier le point «  western Sahara » de l’ordre du jour de la 4eme commission et d’initier le transfert de ce dossier au conseil de sécurité pour traitement ( tel que prévu par les Art.12 et 24) et;  En réalité, c’est après l’impasse observée par l’ONU en   2000 et le constat des divergences entre les parties à propos du plan Baker II en 2003, que le Conseil de Sécurité avait appelé les parties « …à progresser vers une solution politique. » ; suite à cet appel et suite à la réponse marocaine de large autonomie, je pense qu’en toute logique, une résolution du conseil de sécurité dont la fonction première est « la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationale » (art. 24) portant sur la solution politique devait être la prochaine étape. Conformément à l’article 12 de la charte des nations unies.             

J’aimerais attirer votre attention mesdames messieurs ; l’Afrique est devenu le terrain de tous les enjeux géostratégiques qui, à terme, pourraient contribuer à sa destruction; elle n’est plus en mesure de  supporter, encore plus d’autodétermination, encore plus d’indépendances accompagnées toujours  d’encore plus d’insécurité et d’encore plus de guerres communautaires ; le chapitre du droit des peuples à disposer d’eux même doit être hissé au niveau du chapitre du droit à la paix et à la sécurité qui est une dimension fondamentale des droits de l’homme.

Mesdames et Messieurs, honorables membres de la 4eme commission, je vous remercie de votre aimable attention.

Par Monsieur Abdoul Latif AIDARA, Enseignant-chercher au Centre  d’Etudes Diplomatiques et Stratégiques-CEDS- Expert en géopolitique des conflits  et environnement sécuritaire des Etats                 Directeur de l’Observatoire des Menaces terroristes des Radicalismes, des Risques criminels et cindyniques- OM2R- du CEDS de Dakar                  

​email : latifaidara@hotmail.com  Dakar- Sénégal.


Mardi 4 Octobre 2016 - 17:15



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