Petro Tim – Fondation servir le Sénégal : la famille présidentielle éclaboussée par des plaintes – Quelle issue?

La famille présidentielle est dans de beaux draps. Elle est attaquée de toute part par des citoyens qui l’accusent d’être impliquée dans des affaires scabreuses. Il y a deux à trois mois c’était le tour de l’épouse du chef de l’Etat, Marième Faye Sall devant la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI). Maintenant, Aliou Sall, frère du président de la République devrait bientôt répondre à une convocation de l’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC) qui a jugé recevable une saisine du Mouvement «Sauvons le Sénégal».



Petro Tim – Fondation servir le Sénégal : la famille présidentielle éclaboussée par des plaintes – Quelle issue?
La Gouvernance sobre et vertueuse dont parlait souvent le président de la République dans ses différentes sorties  semble être mise à rude épreuve actuellement. En dépit des résultats d’audit de l’Agence de Régulation des Marchés Publics (ARMP), des citoyens s’interrogent sur des implications jugées nébuleuses des membres de la famille présidentielle et saisissent la justice.  
 

En tant que patronne de la Fondation Servir le Sénégal, une plainte a été déposée contre Marième Faye Sall devant la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI). Les jeunes marabouts dirigés par Assane Mbacké accusent la Fondation Servir Sénégal de s’être enrichie illicitement avec des fonds en provenance de Black pearl qui serait filiale de BMCE. «Si BMCE a donné ces fonds à la Fondation dirigée par la première Dame pour simplement bénéficier des grâces de l’Etat», ont estimé certains observateurs.

 
Seulement cette plainte qui avait sérieusement atteint l’épouse du président de la République et son entourage qui pensaient même dissoudre la fondation suite aux attaques répétées de politiques, de membres du secteur privé national et autres segments de la société n’a toujours pas connu de suite. Elle a été reçue le 29 septembre par le service greffe de la CREI mais depuis lors rien n’a filtré. Personne ne peut dire le sort qui a été accordé à cette saisine. Les magistrats de la CREI prêtent plus d’attention à l’affaire Karim Wade et de manière générale la traque des biens supposés mal acquis que cette plainte de Assane Mbacké et compagnie.
 
 

Nafy Ngom Keita joue au téméraire


Même si celle contre la première dame n’a abouti pour l’heure, cela ne décourage pas pour le moins d’autres citoyens. En effet, Babacar Mbaye Garaf du Mouvement «Sauvons le Sénégal» implanté dans la banlieue s’inquiète et cherche à clarifier l’affaire Pétro Tim. Il a saisi directement l’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC). A l’opposé de la plainte des jeunes marabouts, la saisine du Mouvement «Sauvons le Sénégal» a trouvé preneur. Dans une lettre n° 463 datée du 31 décembre, la structure dirigée par Nafy Ngom Keita a jugé recevable la plainte.

 
Babacar Mbaye Ngaraf et ses compères ont demandé «l’ouverture d’une enquête sur les ventes d’actions concernant la licence de recherche pétrolière, avec l’implication des sociétés Petro Tim Sénégal, Petro Tim Limited, Timis Corporation et Kosmos Energy». Ils ont ainsi cité Aliou Sall (frère du chef de l’Etat) et Franck Timis comme étant impliqués dans cette affaire. Par cette lettre réponse, Nafy Ngom Keita a confirmé que la saisine a été transmise à ses services compétents pour exploitation conformément à leurs procédures.

Espoir d'une hypothétique lumière


Par cette réponse, OFNAC permet aux sénégalais d’espérer que la lumière jaillira à la suite des enquêtes qui naitrons de la plainte de Babacar Mbaye Ngaraf. Des observateurs commencent, en outre, à craindre pour Nafy Ngom Ndour qui serait sur siège éjectable après avoir dénoncé le refus de certains ministres et autorités de se conformer à la loi sur l’obligation de déclaration de patrimoine avant fin 2014 mais surtout pour avoir donné suite à cette saisine du Mouvement «Sauvons le Sénégal» contre le frère de Macky Sall.
 
 
Ces deux plaintes quelque soit leur issue ont suscité la clameur de l’opinion publique. Des salves mais surtout des suspicions de fraude, de détournements de deniers publics, de corruption, de malversations, de concussions ou de mauvaise gestion pèsent sur les proches du président de la République. Ils entachent sérieusement sa réputation, son mandat qu’il voulait sobre et vertueuse. Toutefois avec l’effet de connivence ou de connexité au cœur de l’Etat, ces plaintes auraient peu de chance d’aboutir.
 


Mardi 6 Janvier 2015 - 12:36



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