Plan Sénégal Emergent-Macky Sall critiqué: « il faut éviter de faire croire aux Sénégalais qu’il y aura des coffres pleins d’argent »

Le Plan Sénégal Emergent (PSE) pas si émergent que cela. Pas ambitieux, sa réalisation serait même à revoir, selon l’ancien ministre des Finances, Moussa Touré non moins leader du parti pour l’éthique et la transparence qui prévient les Sénégalais. A ces derniers qui, selon lui, sont impatients de voir sortir cet argent à l’issue de la réunion du Groupe consultatif de Paris. Et ce, pour le dépenser en vue de les soulager dans le cadre des difficultés qu’ils rencontrent, l’ancien ministre indique qu’« il n’en est rien » avant d’inviter le président Sall à ne pas leur donner de faux espoirs.






 
L’ancien ministre des Finances torpille le PSE du président Sall. Moussa Touré qui souligne toutefois l’importance de « la réunion du Groupe consultatif qui va avoir lieu dans trois semaines à Paris », dénonce « dans le cadre de la préparation de cette réunion et de la présentation du PSE, une surmédiatisation ». Ce qui, tranche-t-il « fait l’objet d’une communication à la fois confuse et dispersée, désordonnée à la limite débridée ».


Expliquant la dite rencontre de Paris aux sénégalais qui selon ne savent toujours pas de quoi, il s’agit, il lâche que « cette réunion est importante mais ce n’est pas un exercice nouveau. Il s’est toujours tenu. La réunion des bailleurs de fonds consiste pour un pays comme le Sénégal aujourd’hui, comme d’autres l’ont fait, à présenter dans le cadre d’une prospective, une séquence de perspectives avec des programmes et des projets. Il s’agit de rencontrer les bailleurs de fonds pour leur présenter ces programmes là. D’abord discuter avec eux, de la cohérence, de la viabilité et de l’efficacité…chaque partenaire intéressé fera des promesses ».


Pis, même pas de promesses fermes encore moins d’engagements,  ce sont des promesses qui reposent sur des perspectives politiques pour chaque partenaire qui fait son offre mais après dans la mise en œuvre, chacun et notamment les institutions internationales déclinent tout un chapelet de conditionnalités qui font que les réalisations soit prennent beaucoup de temps ou alors une bonne partie des promesses ne sont pas tenues au final ». D’où la nécessité dit-il d’ «éviter de faire comprendre aux sénégalais que le pays va y aller et va revenir avec des coffres plein d’argent. Le Sénégal décline ce qu’il apporte et chacun fait ses promesses et l’équipe revient à Dakar. Il faut vraiment être prudent. Les montants qui sont annoncés ne sont jamais réalisés, On l’a vu en Palestine, en Centrafrique et au Mali récemment. Les gens sont impatients de voir sortir cet argent pour le dépenser et les soulager dans le cadre des difficultés qu’ils rencontrent alors qu’il n’en est rien ». 

Moussa Touré qui doute de la réalisation même du PSE, dit ne pas comprendre l’ingérence du président Sall. «Je ne comprends pas qu’il faille faire cet exercice là qui relève du ministère des Finances à la limite du ministère du Plan…mais cette fois-ci le chef de l’Etat, lui-même, je ne pense pas que ce soit sa place. Ce n’est pas ambitieux d’une part mais au-delà, il faut se rendre compte et voir s’il est réalisable », assène-t-il sur les ondes de la Rfm. 


Mardi 4 Février 2014 - 14:32



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