Port : les Ciments du Sahel en guerre contre Necotrans.

La situation entre les Ciments du Sahel et Necotrans est électrique. En effet, suite au blocage de leur navire avec, à son bord 40 000 tonnes de charbons, la société les Ciments du Sahel engage un conflit ouvert avec le concessionnaire Necotrans à qui elle reproche de vouloir doubler les tarifs de manutentions. Ce à quoi elle s’oppose fermement.



Port : les Ciments du Sahel en guerre contre Necotrans.
«On devait rentrer au Port pour débarquer nos produits, mais on est bloqué», a déclaré une source avec qui nos confrères de l’Observateur se sont entretenus. Selon elle, le concessionnaire Necotrans est en train d’impose une dictature qui ne dit pas son nom aux cimentiers et aux phosphatiers avec des décisions unilatérales. Ce à quoi ces derniers ne comptent pas adhérer.

«Au mois de novembre 2015, Necotrans a envoyé des contrats d’augmentation de tarif de la manutention (qui passe du simple au double) directement au cimentiers et aux phosphatiers pour leur exiger de signer. Sans compter les frais de travaux de manutention, de garde des produits etc.  Nous avons dit non. Necotrans nous a clairement dit : comme vous ne signez pas on va bloquer vos navires», a révélé la source.

Selon elle, cette décision du concessionnaire est en déphasage avec les recommandations du Directeur général du Port qui pourtant avait demandé qu’il y a plus de communications entre les industriels et Necotrans, mais la décision de cette dernière ne milite pas pour qu’il y ait une parfaite symbiose entre les différentes parties.

Et dans cette situation, ce qui interloque le plus la source c’est le mutisme des autorités étatiques devant cette situation pourtant jugée catastrophique : «Le grand PDG de Necotrans est au Sénégal, mais aucune autorité du Sénégal n’ose se prononcer sur le comportement de Necotrans. Tout le monde se calme. Devant cette situation de blocage des navires, personne ne travaille. On n’arrive pas à exporter et à décharger nos produits pour faire fonctionner nos centrales. Il n’y a pas de devises qui rentrent au Sénégal», déclare-t-elle.

Mais à l’en croire, ils ne vont pas se laisser faire car ce sont des milliards qui sont en jeu : «Nous sommes en train d’entrer en contact avec les autorités étatiques. Car la situation ne peut pas continuer ainsi. Une seule cimenterie qui fait 300 milliards FCfa d’investissement ne peut pas être bloquée par Necotrans. Les autorités seront obligées de réagir pour décanter la situation».

Ousmane Demba Kane

Jeudi 7 Janvier 2016 - 12:09



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