Pour la CPI, le retrait du Kenya du Statut de Rome n'aurait «aucun impact sur les affaires en cours»

Au Kenya ce jeudi 5 septembre, les députés ont demandé au gouvernement d'organiser le retrait de leur pays du Statut de Rome, fondateur de la Cour pénale internationale (CPI). La Cour doit pourtant commencer à juger, en septembre et novembre, les deux têtes de l'exécutif kényan, le président Uhuru Kenyatta et le vice-président William Ruto.



Pour la CPI, le retrait du Kenya du Statut de Rome n'aurait «aucun impact sur les affaires en cours»
La Chambre des députés va donc déposer dans les 30 jours un projet de loi pour abroger la loi sur les crimes internationaux adoptée en 2008 et fixant les modalités de coopération entre le Kenya et la CPI. Aucun des 122 Etats qui ont ratifié le Statut de Rome ne s'en est pour l'instant retiré. Mais, selon l'un des porte-paroles de la Cour Pénale Internationale, Fadi el-Abdallah, ce retrait - qui n'est pas encore effectif - n'entraînerait en rien l'arrêt des procédures en cours contre MM. Kenyatta et Ruto. Au contraire, il ne saurait être que dommageable pour les Kényans et la protection contre les crimes contre l'humanité.

Dépêche

Samedi 7 Septembre 2013 - 13:47



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter