Pour le Burundi, les cadavres du lac Rweru viennent du Rwanda

Depuis bientôt trois mois, une polémique oppose Bujumbura et Kigali à propos de mystérieux cadavres découverts flottant dans un lac situé entre le Burundi et le Rwanda. Le procureur général de la République au Burundi a annoncé hier, mardi, au cours d’une conférence de presse le résultat préliminaire d’une enquête menée par ses services et qui établit que ces cadavres provenaient du pays voisin. Et ce alors que les autorités burundaises avaient annoncé la mise sur pied d’une commission mixte burundo-rwandaise pour enquêter sur les quatre cadavres repêchés.



Petit port de pêche burundais sur le lac Rweru où ont été enterrés quatre cadavres. RFI / Esdras Ndikumana
Petit port de pêche burundais sur le lac Rweru où ont été enterrés quatre cadavres. RFI / Esdras Ndikumana
Fini le temps des demi-vérités et autres prudences de langage, le procureur général du Burundi, Valentin Bagorikunda est formel : ces quatre cadavres repêchés dans le lac Rweru venaient du Rwanda. La presse avait pourtant révélé l’absence d’enquête judiciaire depuis la découverte de ces corps il y a deux mois. Lui assure que cette enquête a bien eu lieu et que sa « certitude » est fondée sur les preuves accumulées au cours de celle-ci.
« Cela est corroboré, affirme-t-il, par la géographie de l’endroit où ont été découverts ces cadavres, les rapports des différents services de sécurité, ceux des autorités administratives burundaises, les témoignages des Burundais et Rwandais agriculteurs et pêcheurs riverains de la rivière Akagera et du lac Rweru ».
Seule zone d’ombre qui persiste selon lui, « l’identification de ces cadavres ». La police du Burundi n’en a pas les moyens et Bujumbura avait évoqué il y a quelque temps, une participation éventuelle du FBI américain à cette enquête. Le ton a changé aujourd’hui : « Que ce soit le FBI, que ce soit d’autres services, nous avons besoin d’un apport en expertise pour seulement identifier ces cadavres ». Cette déclaration devrait sans doute relancer la polémique avec Kigali, qui a toujours assuré que ces cadavres ne concernaient que le Burundi.
Le département d’État américain a assuré à RFI qu’il est en train de discuter avec les deux gouvernements concernés « des options pour une assistance judiciaire internationale », mais il précise que le FBI n’a jamais offert ou n’a jamais été sollicité pour une assistance dans cette affaire.

Rfi.fr

Mercredi 15 Octobre 2014 - 12:39




1.Posté par CESAR le 18/10/2014 16:21
Les déclarations de Mushikiwabo sont pathétiques et pitoyables.
Les photos de certains disparus rwandais qui ont fait la Une de certains médias sauf au Rwanda sont sur Internet depuis plusieurs jours. Les membres de leurs familles qui sont ici au Rwanda les ont reconnus. Le Plus Haut a veillé à ce que leur martyre soit porté à la connaissance du monde entier. Kagame a donné l'ordre à son obligé à savoir le ministre de l'intérieur d'interdire les membres des familles de ces victimes d'ouvrir la bouche.Il s'ensuit qu'ils sont dépourvus de moyens ne serait ce que pour récupérer les corps de leurs enfants, frères ou soeurs pour les enterrer dignement sur le sol de leurs ancêtres. Alors que la Vérité est notoire et qu'elle ne peut donc être niée par quiconque pourvu d'humanité et d'âme, Mushikiwabo nie publiquement et cyniquement l'évidence. Pour elle, ces crimes qui ont été commis contre les Rwandais vivant au Rwanda et connus des Rwandais sont imputables au président burundais ou à l'Etat Burundais. Au regard de la gravité des faits, l'humanité requiert pour tout homme qui en est pourvu d'observer la décence élémentaire nonobstant la haine qu'il pourrait avoir à l'égard des victimes. Mushikiwabo semble ignorer que le martyre de nos compatriotes ne restera jamais impuni. C'est une question de temps.Elle est tombée aussi bas de sorte il serait, pour ma part, indécent de faire de longs commentaires sur son cynisme caractérisé. Que le Plus Haut ait pitié d'elle. Les photos des victimes que Jambo News a diffusés sur son site Internet davrait faire l'objet d'une large diffusion afin d'en informer les membres de leurs familles qui sont à l'étranger (dans les Etats de droit) et qui dès lors, après les avoir reconnus, pourront judiciairement agir contre les auteurs des crimes.Par ailleurs, ils peuvent écrire aux autorités burundaises par l'intérmédiaire d'avocats aux fins d'identifier légalement les corps et les enterrer dignement. Cela aidera le Burundi qui n'a reçu aucune demande nonobstant ses appels répétés aux familles éventuelles de ces victimes. Que les Martyrs reposent en paix aux côtés leur créateur.

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