Poursuivi pour apologie du terrorisme : Imam Ibrahima Sèye se radicalise et assume pleinement ses sermons

L’Imam ratib Ibrahima Sèye s’est encore signalé lors de son face-face hier avec les juges du Tribunal de Grande Instance de Kolda. Et malgré la gravité des charges qui pèsent sur lui, car poursuivi pour apologie au terrorisme, appel à la désobéissance militaire et à l’intolérance religieuse. Imam Sèye a préféré se camper sur sa position réitérant l’essentiel de ses sermons qu’il a assumé devant les juges.



Poursuivi pour apologie du terrorisme : Imam Ibrahima Sèye se radicalise et assume pleinement ses sermons
La radicalisation a atteint son paroxysme hier à la barre du tribunal de Grande Instance de Kolda. Attrait à la barre pour répondre des accusations d’apologie du  terrorisme, Imam Sèye n’a pas fait amende honorable il a préféré endosser pleinement ses sermons qui  lui  vaut sa comparution devant le tribunal.

Interpellé par le président du Tribunal sur sa conception du terrorisme Imam Séye définit « l’impérialisme américain comme un acte de terroriste » et concernant ses propos sur le chef de l’Etat Macky Sall, Imam Sèye dit « s’offusquer de l’attitude de ce dernier qui est allé prendre part à la marche de Paris contre les attentats de Charlie Hebdo, une position qu’il trouve du reste injuste », a-t-il répondu. Il assimile les actes perpétrés contre Charlie Hebdo non  pas comme des actes terrorismes mais plutôt comme des erreurs.

S’agissant de ses diatribes sur la question de l’envoi de soldats sénégalais au Mali, Yemen ou encore au Darfour, Imam Ibrahima Sèye est resté inflexible sur ses propos et n’a pas changé une virgule de ce qu’il avait soutenu car il encore répété la même chose « si ces soldats meurent au cours du combat ils iront tous en enfer. Raison invoquée par le religieux, ils sont allés combattre leurs frères musulmans. Ce que l’Islam refuse », a répondu le professeur d’anglais. Non sans préciser que sa position sur cette question n’est pas un appel à la désobéissance au commandement militaire.

Peint par ses pairs comme un radicale qui prêche des discours virulents et qui ne partage pas les positions des autres en religion, Imam Sèye risque gros car devant la barre hier un de ses collègues à savoir le professeur Bocar Moussa Thiam l’a enfoncé « aujourd’hui il considère tous les croyants qui ne partagent la même idéologie que lui de mécréants et pis il cautionne les actes des groupes terroristes comme ceux perpétrés par AlQaida », témoigne son collègue dans les colonnes du journal l’Enquête.

Une attitude jugée dangereuse par le procureur près le Tribunal de Grande Instance de Kolda qui a requis 5 ans de prison contre Imam Ibrahima Sèye, qui sera fixé sur son sort le 1 juin prochain.

Khadim FALL

Jeudi 12 Mai 2016 - 09:09



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