Préservation du patrimoine documentaire : une initiative pour sauver la mémoire de l’Afrique de l’ouest

Un atelier régional sur la préservation du patrimoine documentaire en Afrique de l’Ouest : défis et perspectives se teint du 4 au 5 mars à Dakar. Une rencontre qui permettra de sauver la mémoire collective de l’Afrique de l’Ouest.



Préservation du patrimoine documentaire : une initiative pour sauver la mémoire de l’Afrique de l’ouest

Les fonds documentaires notamment les documents écrits et les documents audiovisuels conservés dans les services d’archives et de bibliothèques sont la plupart du temps en état de dégradation, voire de déliquescence. Ce qui fera dire à l‘ambassadeur délégué permanent du Sénégal à l’Unesco, Papa Momar Diop : "cette mémoire est très fragile, parce que soumise aux vicissitudes du temps, des intempéries, des déprédateurs et de la vie quotidienne".

C’est ainsi qu’un atelier a été organisé en vue d’analyser dans la longue durée les enjeux de la lutte pour la conservation et la transmission de la mémoire collective en Afrique de l’Ouest.
En effet, a ajouté l’ambassadeur à l’UNESCO, dans les pays de la région ouest africaine, ces phénomènes se posent avec beaucoup d’acuité et sont accentués par les conséquences de nos conditions économiques peu favorables, un environnement climatique contraignant et nos rapports au document souvent difficiles, eu égard au caractère oral de nos cultures.

Quant’ au ministre de l’éducation Kalidou Diallo : «Il est admis que les archives sous toutes leurs formes et les livres sont les garants de la mémoire et de l’identité individuelle et collective. Ainsi, lorsque pour des raisons politiques ou militaires, l’histoire d’un peuple est rompue par des événements malheureux, c’est le patrimoine documentaire qui peut aider à restaurer la continuité historique».

S’entend par patrimoine documentaire, dans le cadre du programme Mémoire du Monde de l’UNESCO (MoW), l’ensemble des documents d’archives, de bibliothèque et de musée, d’origine publique, semi publique ou privée, de quelque support qu’ils soient et susceptibles d’avoir un quelconque intérêt pour la mémoire collective de l’humanité.

Ce projet a pour mission d’encourager le repérage des documents à travers les comités nationaux et régionaux qui en font le recensement en les inscrivant dans les registres nationaux et régionaux avant de les proposer éventuellement à l’inscription au registre Internationale UNESCO Mémoire du Monde. Et éviter ainsi à l’humanité qu’elle ne tombe dans une amnésie partielle.

Marième FAYE

Vendredi 4 Mars 2011 - 12:34



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