Présidence de l’Assemblée nationale : Talla Sylla se veut capitaine du navire

Ils sont maintenant au nombre de trois, les candidats pour occuper le poste prestigieux de la présidence de l’Assemblée nationale. Après Moustapha Cissé Lô, dont la candidature fait déjà beaucoup de bruit, et Moustapha Niasse, candidat coaché par le président de la République, Macky Sall, Talla Sylla est le troisième homme.



Présidence de l’Assemblée nationale : Talla Sylla se veut capitaine du navire
«J’estime être un meilleur candidat à la Présidence de l’Assemblée nationale de rupture qui s’annonce», brandit le président du mouvement «Wallu» dans un courriel envoyé ce mardi au journal « L’Observateur ».

Talla Sylla, dans sa correspondance a fustigé le choix porté sur le candidat malheureux de «Bennoo Siggil Senegaal» à l’élection présidentielle, Moustapha Niasse, par Macky Sall. «Non, Monsieur le Président ! Vous ne pouvez pas choisir le président de l’Assemblée nationale. La séparation des pouvoirs doit être garantie et renforcée. Qu’on me comprenne bien ! Niasse (Moustapha) est un frère et un ami. Seuls les électeurs d’abord et les députés, ensuite, auront la prérogative de nous départager», avance M. Sylla.

Le président du mouvement «Wallu» invite publiquement le chef de l’Etat Macky Sall à ne pas mélanger les serviettes et les torchons, mais surtout à différencier l’essentiel de l’accessoire. «Monsieur le Président, il est souhaitable que vous preniez de la hauteur, nécessaire à l’accomplissement de votre mission républicaine !»

Selon le même journal, cette sortie de Talla Sylla manque toutefois de cohérence politique, de l’avis d’un observateur de la scène politique. Car, Talla Sylla ne peut prétendre occuper le Perchoir de l’Assemblée nationale, alors que sur la liste du mouvement «Wallu Askan Wi», il est placé 3e sur la liste nationale, après Amadou Sarr et Yacine Ndoye. Et puis, depuis son agression physique qui lui a coûté bien des soucis de santé, Talla Sylla ne paie pas de mine et n’est plus impliqué intensément dans la chose politique.


Jeudi 24 Mai 2012 - 18:37



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