Présidence de la CAF: Hayatou et Raouraoua aux manœuvres

Les manœuvres pour le maintien de Issa Hayatou à la présidence de la Confédération africaine de football (Caf) ont démarré. Et tous les coups sont permis pourvu seulement que le Camerounais puisse rempiler à nouveau pour un 6ème mandat, après 24 ans d'exercice. Pour y arriver, lui-même et le président de la Fédération algérienne de football ont décidé de changer les règles de jeu en faisant adopter deux propositions à l'Assemblée générale extraordinaire prévue 3 septembre prochain aux Iles Seychelles portant sur l'amendement des statuts et règlement intérieur.



Présidence de la CAF: Hayatou et Raouraoua aux manœuvres
En Côte d'Ivoire, on crie au complot contre Jacques Anouma. L'Afrique du Sud de Danny Jordan, dit niet. Au Sénégal, le président Augustin Senghor parle de «recul démocratique». Joseph Antoine Bell, fustige une proposition «fallacieuse et qui fait honte à l'Afrique''.

«Tout candidat aux élections à la présidence de la Caf, outre les compétences nécessaires, devra être ou avoir été membre du Comité exécutif de la Caf». C’est cette proposition contenue dans un courrier signé de son secrétaire général, Nadir Bouzenad et référencé N° 1229/SG/FAF2012 du 20 juin 2012, que le président de la Fédération algérienne de football compte soumettre à l’Assemblée générale de la CAF le 3 septembre prochain aux Iles Seychelles.

De son côté, le patron du football africain, candidat déclaré à la prochaine élection de l’institution, propose que tout «candidat aux élections à la présidence de la Caf, devra avoir le parrainage de la Fédération de son pays d’origine».
Ces deux propositions ont créé un levée de boucliers. En Côte d’Ivoire, le journal Intelligent d’Abidjan titre à sa UNE d’hier jeudi «Un complot de Hayatou contre Anouma démasqué».

Selon nos confrères, les compétences dont parle la Fédération algérienne de football sont de trois ordres et concernent le niveau d’instruction, l’expérience dans le domaine de la gestion et l’expérience dans le football.

Cette proposition de l’Algérie fâche les présidents de fédérations nationales qui ne peuvent plus se porter candidat à l’élection à la présidence de la Caf. Or, ce sont eux qui font la Caf et non les 13 membres du Comité exécutif de la Caf, même si le redoutable adversaire d’Hayatou, l’Ivoirien Anouma, n’est pas concerné.

Sur la proposition de Hayatou qui serait aussi sujette à polémique, le journal y relève une révolution dans la mesure où auparavant, tout candidat pouvait avoir le parrainage de toute Fédération autre que celle de son pays d’origine. Ces deux propositions ont aussitôt suscité de vives réactions.

C’est le cas de Joseph Antoine Bell selon qui, «la proposition de modification des statuts de la CAF, à quelques mois du terme du mandat d’Issa Hayatou, est fallacieuse et fait honte à l’Afrique». «Elle démontre qu’il n’y a pas que les politiques qui tordent le cou à la démocratie», a déploré de l’ancien international camerounais.

A noter que Hayatou est candidat à sa propre succession pour un 6ème mandat à la tête de la Caf qui dirige depuis 24 ans.
Abdoulaye THIAM (Sud quotidien)

Abdoulaye THIAM

Vendredi 17 Août 2012 - 12:41



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