Présidentielle 2017 : Pourquoi Karim ne peut pas constituer une menace ? Selon Seydou Gueye



Présidentielle 2017 : Pourquoi Karim ne peut pas constituer une menace ? Selon Seydou Gueye
Le secrétaire général du gouvernement minimise les aptitudes de Karim à pouvoir faire craindre le pire au président Sall lors de la prochaine élection présidentielle qui pointe à l'horizon 2017. A cet effet, Seydou Gueye qui rejette en bloc les accusations de certains qui soupçonnent derrière l'emprisonnement du fils du président sortant Wade une tentative de déstabilisation d'un potentiel adversaire en vue du rendez-vous de 2017, n'y va pas du dos de la cuillère pour descendre le célèbre détenu de la Maison d'Arrêt et de Correction (MAC) de Rebeuss.

« Vous avez peur d'un candidat quand il a des faits d'armes, quand il a gagné des élections, quand il a un parcours remarquable et remarqué. Mais pour quelqu'un dont les seuls résultats sont la défaite en 2009, incapable de gagner dans son bureau de vote et ayant été défait en 2012, je crois qu'il n'y a rien à dire. Et je ne pense pas que depuis deux (2) ans, le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) se soit renforcé pour qu'un leader ait atteint une dimension où il aurait la qualité de nous faire peur en 2017».
Le secrétaire général du gouvernement qui évoque le fumeux dossier de la traque des biens mal acquis qui dit-on serait en panne sèche, redit la volonté ferme du régime Sall à recouvrer les deniers publics volés. Mais il reconnait tout de même des complications.

« Il y a beaucoup de paroles sur la CREI. C'est vrai que nous sommes à un niveau de confusion entre une CREI qui est une stratégie d'étouffement et une tentative de liquider de potentiels candidats de 2017. Tout ça participe de ce que j'appelle, le bruit de la ville. Ce qu'il faut retenir, c'est que le président de la République a indiqué une voie relativement propice à la gouvernance dans notre pays. Son crédo, c'est que la politique peut s'accommoder de l'éthique. Et dans cette mise en œuvre, deux (2) leviers ont été activés : Le premier, la détermination à recouvrer les biens du Sénégal supposés mal acquis par des Sénégalais ou même d'autres. C'est moins une traque contre des personnes. Ce qui est visé, c'est le recouvrement des biens ».

Le deuxième levier sur lequel travaille le président Sall étant selon Seydou Gueye, « de mettre en place les mécanismes qui permettent à la bonne gouvernance et à ses bonnes pratiques de s'installer comme culture pour qu'on puisse dépasser la logique de poursuivre des hommes et des femmes. Ces derniers, après avoir assumé des responsabilités ».

Les » complications » selon le responsable de l'Alliance Pour la République (APR) dans les colonnes du journal « la tribune », « dans cette dynamique de recouvrement des deniers publics, les choses peuvent se dérouler pendant plusieurs décennies... » ? Ceux qui disent que « la traque est pilotée par le président Sall, ne respectent pas nos magistrats », conclut Seydou Gueye.

Dié BA

Samedi 25 Janvier 2014 - 10:46



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