Présidentielle au Chili: Michelle Bachelet a plusieurs longueurs d'avance

Les Chiliens sont appelés aux urnes, ce dimanche 17 novembre, pour désigner le successeur de Sebastian Piñera à la présidence. L'issue du scrutin ne fait aucun doute. L'ancienne présidente socialiste -de 2006 à 2010-, Michelle Bachelet, devrait l'emporter haut la main. La question est de savoir si un second tour sera nécessaire.



Présidentielle au Chili: Michelle Bachelet a plusieurs longueurs d'avance

Dans les sondages, la candidate socialiste cumule à elle seule plus d'intentions de vote que ses huit concurrents réunis. Pour expliquer ce succès, il faut rappeler qu'elle a mené une politique assez sociale sous son mandat, ce qui était inédit depuis le retour à la démocratie en 1990. Et les gens des classes populaires s’en souviennent.

 

Ensuite, Michelle Bachelet inspire vraiment confiance. Sa simplicité, son empathie, plaisent. Elle jouit d’une énorme popularité auprès des femmes aussi, car la socialiste a beaucoup fait pour elles et, en plus, elle leur ressemble. Michelle Bachelet a trois enfants de pères différents. C’est une mère célibataire qui travaille, comme la plupart des Chiliennes de la classe populaire.


Quelle majorité, quelle participation ?


Tout semble donc déjà joué pour cette élection. Mais il reste quand même quelques inconnues. Et d'abord, Michelle Bachelet réussira-t-elle à avoir une majorité forte au Congrès ? Car les réformes promises dans son programme (nouvelle Constitution, réforme des impôts et de l’éducation) ne peuvent se faire qu’avec un Parlement amplement en sa faveur.


Autre question : la crise de la droite, actuellement au pouvoir, va se refléter dans les législatives. Cette coalition est très divisée depuis plusieurs mois et elle ne parvient pas à dépasser ses différences. Les sondages prévoient Evelyn Matthei en deuxième position mais il peut y avoir une surprise.


Une grande inconnue aussi, le taux de participation. En effet, avant la réforme de janvier 2012, le vote était obligatoire. Désormais il est libre et l’inscription est automatique. Et les premières élections après la réforme, les municipales d’octobre, ont été une vraie claque pour la classe politique avec 60 % d’abstentions. Le scrutin de ce dimanche sera-t-il marqué par la même indifférence ?


Rfi.fr

Dimanche 17 Novembre 2013 - 11:01



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