Présidentielle au Gabon : Paris appelle à la transparence des résultats

En 2009, Nicolas Sarkozy avait soutenu, sans ciller, l’accession au pouvoir d’Ali Bongo Ondimba, lors d’une élection déjà fortement contestée et émaillée de violences. Sept ans plus tard, François Hollande montre bien plus de réserves après la proclamation de la victoire du fils et héritier d’Omar Bongo.



Présidentielle au Gabon : Paris appelle à la transparence des résultats
Dans un communiqué publié jeudi 1er septembre, au lendemain de l’annonce des résultats de l’élection présidentielle gabonaise et des violences qui ont suivi, l’Elysée, après avoir fait part de « sa profonde inquiétude », a appelé « toutes les parties à la retenue et à l’apaisement, ce qui suppose un processus garantissant la transparence sur les résultats du scrutin ». Une formule qui évoque en creux le scepticisme de Paris quant à la victoire dans les urnes du président sortant.

« Ping a gagné, mais tout le monde a triché »

Quelques heures plus tôt, abondant dans le sens de l’opposant Jean Ping, arrivé officiellement en seconde position avec 5 594 voix d’écart, Jean-Marc Ayrault avait demandé dans la foulée de l’Union européenne que « les résultats des élections soient donnés bureau par bureau ». Le chef de la diplomatie française reconnaissait qu’un « doute » s’était installé.

Le Monde

 

Ousmane Demba Kane

Vendredi 2 Septembre 2016 - 08:41



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