Présidentielle au Mali: IBK demande aux électeurs une «majorité claire et nette» au second tour

Ibrahim Boubacar Keïta a fait, ce dimanche 4 août, les premières déclarations publiques depuis les résultats du premier tour de l'élection présidentielle au Mali. IBK est arrivé en tête avec 39% des voix. Confiant dans ses possibilités de victoire, il a tenu une conférence de presse à Bamako.



Présidentielle au Mali: IBK demande aux électeurs une «majorité claire et nette» au second tour
Drapé dans un boubou blanc traditionnel, Ibrahim Boubacar Keïta a commencé par ce mot  : « chapeau ». « Chapeau au peuple malien qui, dit-il, a décidé de prendre en main son destin ». Il a salué la forte participation au premier tour de la présidentielle avant d’appeler à la mobilisation générale pour le second tour.
« J’appelle aujourd’hui les filles, les fils du Mali, au grand rassemblement », a notamment martelé IBK. Il demande aux électeurs de lui accorder dimanche prochain « une majorité claire, nette et indiscutable ». C’est pour lui une condition nécessaire pour conduire le redressement national.
Ensuite, il se réjouit : plusieurs autres candidats malheureux ont déjà dit qu’ils appellent à voter pour lui. Selon le candidat du Rassemblement pour le Mali (RPM), cet élan va se poursuivre avec d’autres ralliements qui seront annoncés dans les prochaines heures.
Enfin, accompagnant ses propos par une gestuelle bien mesurée, IBK ne jette pas des fleurs, mais plutôt quelques flèches à l’autre candidat du second tour, Soumaïla Cissé, de l’Union pour la République et la démocratie (URD). Dimanche prochain, il s’agira de faire le choix entre le changement et un système qui a échoué.

Et en vue du second tour, les dirigeants du MNLA (le Mouvement national pour la libération de l'Azawad) ont décidé de ne pas donner de consignes de vote. Réunis ce dimanche à Kidal, ils disent refusent de se mêler de « politique » intérieure malienne, mais assurent que quel qu'il soit, ils entameront des négociations sur l'avenir du Nord du pays avec le président élu, conformément à l'accord de Ouagadougou, signé le 18 juin dernier.
Source: RFI


Lundi 5 Août 2013 - 10:36



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