Présidentielle burkinabè: le Faso Autrement investit Ablassé Ouedraogo

Au Burkina Faso, la liste des futurs candidats à la présidentielle d'octobre s'allonge. Après Bénéwendé Sankara pour les sankaristes, Tahirou Barry pour le Paren, Adama Kanazoé pour l'Alliance des jeunes pour l'indépendance et la République, et l'ancien directeur de cabinet de la présidente de l'Union africaine, Jean-Baptiste Natama, c'est au tour de Ablassé Ouedraogo d'être investi par son parti. Pour celui qui a été pendant cinq ans le chef de la diplomatie sous Blaise Compaoré, avant d'être nommé directeur général adjoint de l'Organisation mondiale du commerce, 2015 est l'année de l'alternance.



Ablassé Ouedraogo lors du congrès du Faso Autrement dimanche 7 juin 2015. AFP PHOTO / AHMED OUOBA
Ablassé Ouedraogo lors du congrès du Faso Autrement dimanche 7 juin 2015. AFP PHOTO / AHMED OUOBA

A peine investi candidat de son parti pour l'élection présidentielle d'octobre 2015, Ablassé Ouedraogo s'est a endossé ses attributs de chef : boubou, bonnet blanc, le tout tissé dans le Faso Danfani et une canne en main. Et voici ses projets pour le Burkina Faso : « Nous nous voulons que notre pays, qui n’a pas beaucoup de ressources naturelles, puisse s’organiser et faire tout à fait autrement, indique-t-il. Le développement et le progrès doivent commencer et se terminer par l’homme. C’est pour cela que nous disons que pour qu’un être humain puisse produire, il lui faut deux choses fondamentales : la santé et le savoir et la connaissance. »

Face aux rumeurs persistantes sur un éventuel report de la présidentielle, le candidat du Faso Autrement martèle que les élections présidentielle et législatives se tiendront à la date prévue. « Nous nous ne voyons pas qu’est-ce qui pourrait pousser les Burkinabè à changer de date pour les élections, souligne-t-il. Les Burkinabè souffrent déjà dans la transition  et ont envie de voir la transition derrière eux. Respectons la volonté du peuple. Pour nous, le Faso Autrement, l’élection se tiendra à bonne date. »

Celui qui se considère comme « l'homme du consensus, le conciliateur et le rassembleur » a appelé à la mobilisation de tous les Burkinabè pour que « les clés du palais de Kossyam » lui soient confiées au soir du 11 octobre 2015.


Rfi.fr

Lundi 8 Juin 2015 - 07:27



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